Sous les dé­combres, une dé­cou­verte in­at­ten­due

AR­CHÉO­LO­GIE . Quatre tombes grecques et by­zan­tines viennent d’être mises au jour à Alexan­drie. Elles sont ap­pa­rues après l’ef­fon­dre­ment d’un im­meuble dans le quar­tier d’ibra­hi­miya.

Al Ahram Hebdo - - Voyages - Ami­ra Sa­mir

Quatre tombes mil­lé­naires ont été dé­cou­vertes suite à l’ef­fon­dre­ment d’un im­meuble an­cien. La sur­prise a eu lieu dans le quar­tier d’ibra­hi­miya, à Alexan­drie. Après l’ef­fon­dre­ment du bâ­ti­ment, une équipe d’ar­chéo­logues du Conseil Su­prême des An­ti­qui­tés (CSA) s’est ren­due sur place afin d’ef­fec­tuer des fouilles.

Les ar­chéo­logues ont dé­cou­vert les traces de quatre tombes an­tiques dont la plus an­cienne re­monte au IIE siècle av. J.-C. L’en­droit a été dé­cla­ré « zone pro­té­gée ». Une pro­tec­tion qui in­ter­dit toute construc­tion ou mo­di­fi­ca­tion du site. « Les tombes mises au jour datent en ef­fet de dif­fé­rentes époques his­to­riques, al­lant de l’époque grecque jus­qu’à l’époque by­zan­tine (331 av. J.-C. – 641 av. J.-C.). Elles sont sculp­tées dans la roche. Il s’agit en réa­li­té d’une par­tie du ci­me­tière an­tique d’alexan­drie. Ce ci­me­tière se si­tuait au­tre­fois entre la zone d’al-chat­bi et celle de Mous­ta­pha Ka­mel », dé­taille Mo­ha­mad Ibra­him, mi­nistre des An­ti­qui­tés. L’ar­chi­tec­ture des quatre tombes pré­sente les traits ca­rac­té­ris­tiques de la pé­riode gré­co-ro­maine.

« La dé­cou­verte de ces quatre tombes est très im­por­tante en rai­son de leur proxi­mi­té du bord de la mer. La plus in­té­res­sante de ces tombes se com­pose d’une cour au mi­lieu de la­quelle se trouvent deux co­lonnes sculp- tées dans la roche. Les ar­chéo­logues ont dé­cou­vert dans cette tombe deux trous dans les­quels ils ont trou­vé plus de dix sque­lettes hu­mains », pré­cise Mo­ha­mad Mous­ta­pha, di­rec­teur gé­né­ral des an­ti­qui­tés d’alexan­drie. Les ar­chéo­logues égyp­tiens ont aus­si dé­cou­vert dif­fé­rents ob­jets, no­tam­ment des lampes et des fla­cons de par­fum da­tant de la même époque que les tombes. Le ter­rain pour­rait être dé­clas­sé de sa zone pro­té­gée après l’ex­trac­tion des co­lonnes an­tiques et des dif­fé­rents ob­jets. Pour l’heure, le ter­rain reste sous le contrôle des ar­chéo­logues et du dé­par­te­ment des an­ti­qui­tés d’alexan­drie et est in­ter­dit au pu­blic. Les pié­tons peuvent ce­pen­dant je­ter un coup d’oeil sur le site de­puis l’ex­té­rieur de l’en­ceinte. La ville an­tique d’alexan­drie se si­tue sous la ville mo­derne. Cette ci­té fa­bu­leuse en par­tie dé­truite ou en­glou­tie comp­tait nombre de temples, de théâtres et de pa­lais. Beau­coup se trouvent en­core sous les im­meubles construits pen­dant le siècle der­nier

Les ves­tiges ar­chéo­lo­giques ap­pa­raissent au fur et à me­sure.

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