La Ré­sur­rec­tion source d’es­pé­rance, d'es­poir et de confiance

Watani Francophone - - الصفحة الأمامية -

Sa Sain­te­té le Pape Ta­wa­dros II, Pape d'Alexan­drie et Pa­triarche de la Pré­di­ca­tion de Saint- Marc, a pré­si­dé la messe de la Ré­sur­rec­tion à la ca­thé­drale Saint- Marc à Ab­bas­sia, avec la par­ti­ci­pa­tion d'un groupe d’évêques, de prêtres et de moines, et le choeur du collège clé­ri­cal, en pré­sence d'un re­pré­sen­tant du pré­sident Ab­del Fat­tah al- Sis­si, Pré­sident de la République, de nom­breux mi­nistres, des am­bas­sa­deurs et les re­pré­sen­tants des di­ri­geants po­li­tiques et exé­cu­tifs ain­si que les re­li­gieux chré­tiens et is­la­miques, des hommes d'Etat et de hauts membres du Par­le­ment égyp­tien et des per­son­na­li­tés pu­bliques, exé­cu­tives et po­pu­laire.

Dans son mes­sage de cir­cons­tance, le Pape Ta­wa­dros a in­di­qué qu’au cours des évè­ne­ments de la Ré­sur­rec­tion et celles qui les ont pré­cé­dés du­rant la se­maine de Pâques, la se­maine sainte, nous croi­sons un grand nombre de per­son­na­li­tés. La Ré­sur­rec­tion est le plus grand évè­ne­ment dans l’His­toire hu­maine qui sème l’es­pé­rance dans la vie des hommes. Ce­ci nous met face à deux types de per­son­na­li­té : Celle qui pro­voque la peine et celle qui donne de l’es­poir. En arabe les mots peine (alâm) et es­poir (amal) uti­lisent les mêmes lettres mais dans un ordre dif­fé­rent. Il y a ceux qui donnent la peine aux autres êtres hu­mains, et ceux qui sèment l’es­pé­rance dans leur vie.

Il a si­gna­lé que cette fête de la li­tur­gie est ve­nue après une pé­riode de jeûne de 55 jours, vé­cue par les coptes avec les ri­tuels et l’as­cé­tisme, ayant conclu une se­maine de la Pas­sion qui est une se­maine où l'Eglise com­mé­more la Pas­sion du Ch­rist, afin de nous ra­che­ter et nous sau­ver de la mort éter­nelle. Les croyants at­ten­daient avec im­pa­tience et nos­tal­gie cette fête qui leur in­carne l’oeuvre de la ré­demp­tion, avec la lu­mière sainte qui ap­pa­raît de la tombe du Sei­gneur, af­fir­mant au monde et à l'hu­ma­ni­té à tra­vers les gé­né­ra­tions que le Ch­rist est res­sus­ci­té.

Il a af­fir­mé que la fête de Pâques est le som­met de nos fêtes et de la joie et en la cé­lé­brant tou­jours en ces temps chaque an­née nous nous sou­ve­nons de la vie du Ch­rist sur la terre et les nom­breuses scènes, mais la scène la plus im­por­tante est le jour de la cru­ci­fixion. Avant d’être cru­ci­fié, le Ch­rist était un en­sei­gnant et un ber­ger alors que sur la croix il était un sauveur et un li­bé­ra­teur. Avant sa cru­ci­fixion, le Ch­rist était un en­sei­gnant, il voya­geait pour faire le bien, en uti­li­sant tous les moyens dis­po­nibles pour l’en­sei­gne­ment à tra­vers des ser­mons, des pa­ra­boles, des en­tre­tiens et des mi­racles. Ain­si, Jé­sus a ren­con­tré de nom­breuses per­sonnes de dif­fé­rentes classes, comme Za­chée le col­lec­teur d’im­pôts, les femmes sa­ma­ri­taines, Ni­co­dème et les en­fants. Il leur en­sei­gnait avec ap­pré­cia­tion, ac­cep­ta­tion et to­tale étreinte. Sur la Croix, c’est le «Ch­rist Sauveur». Jé­sus-Ch­rist a pro­non­cé sept mots sur la croix qui re­pré­sente les pé­chés de tous les êtres hu­mains: «Mau­dit qui­conque est pen­du à un bois», «Père, par­don­ne­leur car ils ne savent pas ce qu'ils font», pré­sen­tant sur la croix l’apo­gée de la to­lé­rance, «Voi­ci ton fils, Voi­ci ta mère»: une ex­pres­sion de la ver­tu de la cha­leur fa­mi­liale et l'at­ten­tion à la fa­mille, même dans les mo­ments de dé­tresse, «Au­jourd'hui tu se­ras avec moi dans le pa­ra­dis»: une ex­pres­sion de la forme de ré­con­ci­lia­tion don­née par le Sei­gneur Jé­sus-Ch­rist sur la croix entre Dieu et l'homme. Il y a plu­sieurs sortes de li­ber­tés, mais la li­ber­té de la vé­ri­té com­mence au sein de l'homme quand il offre la re­pen­tance et son coeur de­vient pur. Après la Ré­sur­rec­tion, le Ch­rist est pré­sent et donne le bon­heur. La Ré­sur­rec­tion si­gni­fie la pré­sence constante du Ch­rist et la joie qui est dé­ver­sée dans le coeur de l'homme. Jé­sus est de­ve­nu pré­sent im­mé­dia­te­ment après la Ré­sur­rec­tion. Jé­sus est ap­pa­ru aux dis­ciples qui étaient dans un état d'an­xié­té et de peur. La pré­sence du Ch­rist est de­ve­nu est de­ve­nue une source de joie. L’homme a per­du la joie à cause du pé­ché et a vé­cu dans un état d'an­xié­té. C'est Jé­sus-Ch­rist qui est ve­nu pour com­men­cer une nou­velle ère avec l'homme en ce mo­ment tout plein de joie, de paix et d'amour et pour ce­la Jé­susCh­rist n’est pas un mythe ou un per­son­nage his­to­rique , Il est ba­sé sur la Ré­sur­rec­tion pour don­ner de la joie à tout le monde. Le Ch­rist nous donne l'es­poir de la vie éter­nelle et donne l’es­pé­rance à notre vie. La Ré­sur­rec­tion si­gni­fie l'éveil, la re­nais­sance, un nou­veau dé­part et le tra­vail. La fête de la Ré­sur­rec­tion est le som­met de nos fêtes. Cette Ré­sur­rec­tion nous ré­jouit dans cette nuit.

Le Pape a rap­pe­lé que pour cette fête de la Ré­sur­rec­tion nous don­nons trois noms: Nous l’ap­pe­lons «Pâques» qui si­gni­fie pas­sage de l’obs­cu­ri­té vers la lu­mières. Ce­ci cor­res­pond à la veillée que nous pas­sons avant la li­tur­gie pas­cale, celle de la nuit de l’Apo­ca­lypse, Nous ar­ri­vons à l’église alors qu’il fait nuit, et nous ter­mi­nons par la li­tur­gie eu­cha­ris­tique du sa­me­di de la lu­mière, le sa­me­di saint. En an­glais on l’ap­pele «Eas­ter» Ce mot est dé­ri­vé de «east» qui si­gni­fie l’est. C’est donc la fête de l’est d’où vient la lu­mière. Je vous fé­li­cite aus­si pour le troi­sième nom: c’est le di­manche en an­glais «Sun­day» le jour de la lu­mière. C’est donc la fête de la lu­mière. La Ré­sur­rec­tion est le plus grand évè­ne­ment sur terre qui sème l’es­pé­rance dans l’âme des Hommes. Il a pas­sé en re­vue quelques exemples : Au dé­but du nou­veau Tes­ta­ment nous li­sons au su­jet du roi Hé­rode. Cet homme a pro­vo­qué de la peine, il est res­pon­sable de l’as­sas­si­nat des en­fants de Beth­léem. Un autre exemple de ceux qui pro­voquent de la peine pour les êtres hu­mains, c’est ce­lui des Juifs qui ont cru­ci­fié le Ch­rist. Les souf­frances de la cru­ci­fixion étaient di­verses : phy­siques, psy­cho­lo­giques et émo­tion­nels. Elles in­cluent les peines pro­vo­quées par la mo­que­rie, les clous, la cou­ronne d’épines et la croix elle-même. Un autre exemple de ceux qui pro­voquent la peine dans la vie des êtres hu­mains : Ju­das, le dis­ciple qui l’a tra­hi.

A cause de sa faible per­son­na­li­té, il a éva­lué le Ch­rist pour une pe­tite somme d’ar­gent, il a pro­vo­qué beau­coup de peines en le tra­his­sant et en le ven­dant pour quelques pièces de mon­naie. Et, à la fin il s’est pen­du et s’est don­né la mort. Voi­ci quelques exemples de ceux qui pro­voquent de la peine dans la vie des Hommes, et les exemples sont nom­breux. D’autres peuvent pro­vo­quer de la peine, ce sont les per­sonnes obs­ti­nés, les re­belles, les vio­lents, ceux qui sèment les men­songes, les ru­meurs, les doutes et mènent les autres au déses­poir. Ceux-ci et d’autres en­core pro­voquent de la peine. Ils sont loin du Ch­rist. Il y a aus­si ceux qui donnent de l’es­poir aux autres. La Ré­sur­rec­tion du Ch­rist est un évè­ne­ment im­por­tant qui sème l’es­pé­rance. C’est l’évè­ne­ment fon­da­teur du Chris­tia­nisme. Toute la Foi chré­tienne re­pose sur la Ré­sur­rec­tion de notre Sei­gneur Jé­sus Ch­rist. Car «en nul autre que lui, il n’y a de sa­lut» (Actes4:12) Con­tem­plez Ma­rie de Mag­dal­la, elle était déses­pé­rée, elle cher­chait son Ch­rist sans le trou­ver. Mais lorsque le Sei­gneur lui est ap­pa­ru et lui a par­lé, l’es­poir lui est re­ve­nu. Voyez aus­si les deux dis­ciples d’Em­maüs. Ils fai­saient route à proxi­mi­té de Jé­ru­sa­lem et dis­cu­taient avec déses­poir. Alors le Ch­rist leur est ap­pa­ru et il mar­chait avec eux, et Il leur dit: «Es­prits sans in­tel­li­gence ! Comme votre coeur est lent à croire» (Lc 24 : 25) et Il leur ren­dit l’es­pé­rance et le cou­rage. Re­gar­dez en­core les dis­ciples qui étaient sai­sis de frayeur, de crainte, et de stu­pé­fac­tion alors qu’ils se te­naient dans la chambre haute après la cru­ci­fixion du Ch­rist et sa Ré­sur­rec­tion. Ils n’avaient plus d’es­poir. Alors le Ch­rist leur est ap­pa­ru.

SS le Pape a in­di­qué que nous pou­vons choi­sir dans quel groupe nous sommes : Fai­sons-nous par­tie de ceux qui causent de la peine à au­trui ? Ou plu­tôt de ceux qui leur donnent l’es­poir ? Il est pos­sible de se­mer l’es­poir par un mot d’en­cou­ra­ge­ment, en don­nant de l’op­ti­misme, en condui­sant vers l’es­pé­rance et en construi­sant la paix. Lorsque tu par­donnes aux autres, tu sèmes l’es­poir en eux. Lorsque tu re­çois quel­qu’un en sou­riant, tu lui donnes de l’es­poir, Lorsque tu agis po­si­ti­ve­ment dans ta vie quo­ti­dienne, tu sèmes l’es­poir. Il a clô­tu­ré en di­sant que nous prions pour notre pays et tous ceux qui sont en ser­vice dans ce pays avec droi­ture et fi­dè­le­ment et prions pour les pays qui sont tour­men­tés par des conflits, afin que le Sei­gneur leur donne la paix et le calme et prions aus­si pour que le Sei­gneur garde notre pays de tout mal.

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