5 BONNES RAI­SONS DE TE­NIR COMPTE

DE SES PRÉ­DIC­TIONS

01net - - LE MAG PEOPLE -

SA CRAINTE DES AL­GO­RITHMES ÉTAIT JUS­TI­FIÉE

Ste­phen Haw­king avait de­vi­né que l’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle (IA) dé­trui­rait nos em­plois, dans les usines comme dans les bu­reaux. D’ici à 2025, en Eu­rope, 98 mil­lions de postes se­ront sup­pri­més, leurs tâches étant as­su­mées par des ro­bots, se­lon un rap­port de Ci­ti­bank. “Le gé­nie est sor­ti de sa lampe, je crains qu’il ne rem­place com­plè­te­ment les hu­mains très pro­chai­ne­ment, avait ré­cem­ment aler­té l’as­tro­phy­si­cien. Quel­qu’un réus­si­ra bien un jour à créer une IA qui se re­pro­dui­ra seule. Cette nou­velle forme de vie fi­ni­ra par sur­pas­ser la nôtre.”

ELON MUSK ÉTAIT D’AC­CORD AVEC LUI : IL FAUT DÉ­MÉ­NA­GER

“Bien que la pro­ba­bi­li­té d’un dé­sastre sur Terre pour une an­née don­née soit faible, elle s’ac­cu­mule avec le temps, de­ve­nant une qua­si­cer­ti­tude sur les mille ou dix mille pro­chaines an­nées”, ex­pli­quait Haw­king en 2016 au ma­ga­zine Ra­dio Times, ci­tant une guerre nu­cléaire, une pan­dé­mie ou la chute d’un as­té­roïde géant comme des exemples de ca­tas­trophes. L’an der­nier, il a ap­pe­lé l’hu­ma­ni­té à co­lo­ni­ser une autre pla­nète d’ici six cents ans au plus tard. C’est aus­si l’ob­ses­sion d’Elon Musk, fon­da­teur de Spa­ceX, qui pro­jette une pre­mière mis­sion sur Mars en 2024.

SES MISES EN GARDE SE FONDAIENT SUR NOTRE HIS­TOIRE

“Les ex­tra­ter­restres ? Plus je vieillis, plus je suis convain­cu qu’ils existent”, di­sait-il. Le sa­vant a ain­si sou­te­nu le pro­jet Break­through Lis­ten, qui vise à bra­quer d’im­menses ra­dio­té­les­copes vers les étoiles pour les écou­ter. D’après lui, nous re­ce­vrons un jour un si­gnal ve­nu du fin fond du cos­mos. “Ré­flé­chis­sons avant de ré­pondre, pré­ve­nait-il. Tom­ber sur une ci­vi­li­sa­tion plus avan­cée que la nôtre pré­sen­te­rait un risque. Sou­ve­nez­vous de la ren­contre des Amé­rin­diens avec Chris­tophe Co­lomb. Ça ne s’est pas très bien pas­sé…”

TERMINATOR, SON PIRE CAU­CHE­MAR, PREND FORME

À l’été 2015, il avait co­si­gné avec d’autres cher­cheurs une lettre ou­verte pour ré­cla­mer l’in­ter­dic­tion des ro­bots tueurs. Ces armes au­to­nomes tom­be­raient iné­vi­ta­ble­ment entre les mains de ter­ro­ristes, de dic­ta­teurs ou de sei­gneurs de la guerre, ex­pli­quaient les scien­ti­fiques. Peine per­due, puisque les su­per­puis­sances s’en­têtent à en­gen­drer leurs ba­taillons de Terminator. En Rus­sie, par exemple, Ne­reh­ta, qui peut être équi­pé d’une mi­trailleuse 12,7 mm ou d’un lance-gre­nades, est dé­jà ju­gé très ef­fi­cace sur le ter­rain…

LU­CIDE, IL SA­VAIT BA­LAYER DE­VANT SA PORTE

Après le ré­fé­ren­dum sur le Brexit, Haw­king avait ana­ly­sé le re­jet des élites et l’ac­crois­se­ment des in­éga­li­tés, sans s’épar­gner : “Le pe­tit groupe de phy­si­ciens avec qui j’ai tra­vaillé toute ma vie a ten­dance à se consi­dé­rer comme le nom­bril du monde. Et avec la cé­lé­bri­té […] et l’iso­le­ment im­po­sé par ma ma­la­die, j’ai l’im­pres­sion que ma tour d’ivoire de­vient tou­jours plus haute.”

Il fus­ti­geait aus­si l’in­ca­pa­ci­té des ac­teurs po­li­tiques à ré­sor­ber la frac­ture tech­no­lo­gique. “Les di­ri­geants de notre pla­nète doivent ad­mettre qu’ils ont échoué, et qu’ils échouent tou­jours”, concluait-il.

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