La per­son­na­li­té de la quin­zaine

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Ma­ga­li Berdah, fon­da­trice de Shau­na Events.

Elle fait son beurre avec des hommes-sand­wichs

Sur la Toile, elle réa­lise la pro­mo de ses clients – des marques de cos­mé­tiques, de bon­bons, de prêt-à-por­ter… – en ex­ploi­tant la no­to­rié­té de quelque 200 « in­fluen­ceurs ». Par­mi eux, des stars de la télé-réa­li­té (Na­billa), des spor­tifs (l’ex-foot­bal­leur Dji­bril Cis­sé) ou des ani­ma­teurs télé (Mat­thieu De­lor­meau), qui comptent jus­qu’à plu­sieurs mil­lions de fol­lo­wers sur Snap­chat ou Ins­ta­gram. Dans leurs posts, ces femmes et hommes-sand­wichs des temps mo­dernes se mettent en scène pour van­ter l’ef­fi­ca­ci­té d’un kit min­ceur ou d’une pâte à blan­chir les dents. Se­lon leur po­pu­la­ri­té, la pres­ta­tion leur rap­porte entre 1 000 € et 30 000 € par mois.

La ren­contre qui a chan­gé sa vie

Ma­ga­li Berdah a tout de la « self-made-wo­man » dont raf­folent les États-Unis. Dans son au­to­bio­gra­phie Ma Vie en réa­li­té, cette mère de trois en­fants ra­conte avoir en­chaî­né les pe­tits bou­lots avant de se lan­cer dans les as­su­rances. Mais une ré­forme du sys­tème fait pé­ri­cli­ter son bu­si­ness. Alors que les dettes s’ac­cu­mulent, une can­di­date de la télé-réa­li­té lui de­mande de fi­na­li­ser la né­go­cia­tion d’un contrat pu­bli­ci­taire avec un hô­tel ni­çois. La bu­si­ness­wo­man ob­tient un ca­chet de 3 000 € pour la jeune femme, qui s’était d’abord vu pro­po­ser de simples nuits gra­tuites en échange de sa pres­ta­tion. C’est le dé­clic. En quelques se­maines, elle crée son agence, Shau­na Events, clin d’oeil au pré­nom de sa fille aî­née. Ses am­bi­tions sans fin Son por­table constam­ment vis­sé à l’oreille, elle cherche dé­sor­mais à sé­duire les ac­teurs. « Quand je suis ar­ri­vée dans le mi­lieu de la té­lé­vi­sion, c’était ta­bou de faire de la pu­bli­ci­té sur les ré­seaux so­ciaux. J’ai mis un coup de pied dans la four­mi­lière », re­ven­dique cash l’agent, qui en­tend bien se­couer le sep­tième art. Autre pro­jet en cours : s’im­plan­ter aux États-Unis. Son agence re­crute 20 in­fluen­ceurs pour vendre ses clients fran­çais outre-At­lan­tique, et vice ver­sa. Elle vient même de s’as­so­cier avec les pro­duc­teurs de la sé­rie TV de la fa­mille Kar­da­shian, son mo­dèle ul­time. Après la Toile, le pe­tit écran À force de cô­toyer dans l’ombre les étoiles de la télé, elle a fi­ni par at­ti­rer sur elle la lu­mière des pro­jec­teurs. Ch­ro­ni­queuse ré­gu­lière dans Touche pas à mon poste ! (C8), elle met en scène son quo­ti­dien dans Ma Vie en réa­li­té, un pro­gramme dif­fu­sé sur la chaîne YouTube de Cy­ril Ha­nou­na. Les 14 pre­miers épi­sodes ont cu­mu­lé 3 mil­lions de vues. Ma­ga­li Berdah joue aus­si les cu­pi­dons sur W9 dans l’émis­sion de télé-réa­li­té Les Princes et les Prin­cesses de l’amour 2. « Je kiffe », as­sure-t-elle. D’au­tant que c’est aus­si un bon moyen de re­cru­ter d’autres « am­bas­sa­deurs » pour Shau­na Events. Du­pée, elle a dû rembourser 250 in­ter­nautes floués Une fois au moins, elle a été prise à son propre jeu. Le site Brand­spri­vate.com, dont elle as­su­rait la pro­mo­tion, était frau­du­leux. « -50 % sur des chaus­sures Nike ! Le bon plan de l’an­née », cla­mait Na­billa, par­te­naire de Shau­na Events, sans réa­li­ser qu’elle re­layait l’ar­naque sur son compte Snap­chat. Les 250 in­ter­nautes qui ont sui­vi son conseil n’ont ja­mais vu les bas­kets. Ma­ga­li Berdah af­firme les avoir rem­bour­sés quand elle a dé­cou­vert le pot aux roses. Al­lez, sans ran­cune… On ne va tout de même pas de­man­der aux stars de la té­lé­réa­li­té de tes­ter les bons plans qu’ils nous re­filent !

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