SMART­PHONE UN MA­GI­CIEN POUR LA PHO­TO

Ce smart­phone s’an­nonce comme un des meilleurs ap­pa­reils de mi­lieu de gamme du mo­ment. Et une fois n’est pas cou­tume, il ne s’agit pas d’un mo­dèle chi­nois.

01Net - - Le Matériel Qu’il Vous Faut -

vec son Pixel 4a, qui se­ra dis­po­nible le 1er oc­tobre, Google réus­sit l’ex­ploit de dou­bler les cham­pions chi­nois comme Xiaomi, OnePlus ou Oppo pour ce qui est du rap­port qua­li­té/prix. L’atout prin­ci­pal de ce mo­dèle? Une qua­li­té pho­to ex­cep­tion­nelle pour ce prix dou­blé d’un af­fi­chage de qua­li­té.

À pre­mière vue, le nou­veau té­lé­phone de Google sem­blait pour­tant mal ar­mé pour s’im­po­ser. Avec ses 5,8 pouces, c’est l’un des plus pe­tits mo­dèles ac­tuels. En plas­tique noir, le boî­tier est certes lé­ger (144 grammes) mais frêle d’as­pect et glis­sant en main. Sous le ca­pot, on re­trouve une confi­gu­ra­tion ty­pique du mi­lieu de gamme, avec une pe­tite puce Qual­comm et 128 Go de sto­ckage, sans ex­ten­sion pos­sible par carte mé­moire. À ce prix-là, sans sur­prise, pas de com­pa­ti­bi­li­té 5G (connexion qui ne se­ra de toute fa­çon pas dé­ployée avant 2021, au plus tôt), ni de Wi­fi 6 ou de re­charge sans fil.

AMais mal­gré cette fiche tech­nique fai­blarde, le Pixel 4a sur­classe ses concur­rents sur presque tous les plans, et sur­tout en pho­to. Certes, le boî­tier n’in­tègre qu’un seul ob­jec­tif à l’ar­rière de 12,2 Mpixels, en plus de son mo­dule de 8 Mpixels

LE MAÎTRE DU TRAI­TE­MENT D’IMAGE.

pour les sel­fies. Il ne pro­pose ni ul­tra­grand-angle ni cap­teur de pro­fon­deur. Et pour­tant, cet ap­pa­reil réus­sit d’ex­cel­lents cli­chés de jour (pay­sage, portrait, gros plan, etc.) comme de nuit, et peut même cap­tu­rer une image conve­nable dans le noir qua­si com­plet.

Un tour de ma­gie réa­li­sé en grande par­tie avec l’aide d’un so­lide trai­te­ment lo­gi­ciel qui com­pense les fai­blesses du cap­teur… ou du pho­to­graphe. Pour dé­tou­rer un vi­sage, ajou­ter un ef­fet de flou ou éclair­cir une scène sombre, les al­go­rithmes de Google se ré­vèlent d’une bluf­fante ef­fi­ca­ci­té. Ils exigent tou­te­fois de gros cal­culs, ce qui peut ra­len­tir la prise de vue. En rai­son de la puis­sance mo­deste de la puce Qual­comm, il faut ain­si pa­tien­ter plu­sieurs se­condes pour un cli­ché en basse lu­mière.

Au­cun ra­len­tis­se­ment à si­gna­ler, en re­vanche, pour tous les usages cou­rants, le surf, la bu­reau­tique ou même le jeu 3D. Sous les doigts, l’écran tac­tile Oled ré­pond au quart de tour et offre une ex­cel­lente qua­li­té d’af­fi­chage, même en plein so­leil. Ni­veau au­to­no­mie, le bi­lan est ho­no­rable, sans plus. D’après nos tests, la bat­te­rie de 3140 mAh tient à peu près onze heures en uti­li­sa­tion conti­nue avec une lu­mi­no­si­té

PREMS SUR AN­DROID 11.

proche du maxi­mum. L’ap­pa­reil fait ce­pen­dant bien mieux que son pré­dé­ces­seur, le Pixel 3a, qui de­vait im­pé­ra­ti­ve­ment être re­char­gé tous les jours. Comp­tez 1h30 pour une re­charge com­plète avec le bloc de 18 W four­ni. En­fin, der­nier point qui par­le­ra aux ama­teurs, ce mo­dèle, comme les pré­cé­dents, bé­né­fi­cie en prio­ri­té de toutes les mises à jour du sys­tème, à com­men­cer par le tout nou­vel An­droid 11.˜

Les per­for­mances en pho­to, l’af­fi­chage de qua­li­té, An­droid op­ti­mi­sé

Le boî­tier un peu lé­ger, l’au­to­no­mie moyenne

Dif­fi­cile de ra­ter une pho­to de jour avec le Pixel 4a, même pour le moins doué des pho­to­graphes. Nettes, bien pi­quées et d’une bonne co­lo­ri­mé­trie, ses images valent glo­ba­le­ment celles de l’iP­hone 11 ou du P30 Pro de 2020, nos smart­phones pho­to de ré­fé­rence. L’ap­pa­reil gère sans pro­blème les contre-jours et les forts écarts de lu­mi­no­si­té. Si le zoom nu­mé­rique 7x ne vaut pas l’op­tique du P30 Pro, il per­met quand même d’iden­ti­fier une per­sonne à plus de 100 mètres. Sa vrai fai­blesse, c’est qu’il n’a pas d’ob­jec­tif très grand-angle.

C’est en basse lu­mière que la pé­pite de Google nous im­pres­sionne le plus. Il est ca­pable de res­ti­tuer une pho­to très cor­recte dans la pé­nombre, ou même de nuit. Avec un peu de pra­tique et de pa­tience, l’ap­pa­reil peut aus­si im­mor­ta­li­ser un beau ciel étoi­lé. Il s’ap­proche de très près du P30 Pro de Huawei, qui conserve notre pré­fé­rence. L’iP­hone 11 Pro voit un peu moins bien que ses concur­rents en pleine nuit.

Cha­peau Google ! À seule­ment 349 €, son Pixel 4a égale sou­vent, voire sur­passe les meilleurs smart­phones ac­tuels en pho­to. Il souffre tou­te­fois d’un zoom nu­mé­rique un peu faible et de l’ab­sence d’ob­jec­tif très grand-angle.

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