LE RÉ­SEAU IN­TER­NET SE­LON SPA­CEX

01Net - - La Société Telle Qu’elle Est -

Elon Musk (NDLR : le PDG de Spa­ceX) veut convaincre que son pro­jet Star­link d’ac­cès à in­ter­net par sa­tel­lites est meilleur et moins cher que les ré­seaux fixes au sol (5G, fibre op­tique) », ana­lyse Xa­vier Pas­co, di­rec­teur de la Fon­da­tion pour la re­cherche stra­té­gique. Ses lob­byistes ont réus­si l’ex­ploit de per­mettre aux opé­ra­teurs sa­tel­li­taires – et donc à Spa­ceX – de pos­tu­ler à un ap­pel d’offres de 16 mil­liards de dol­lars lan­cé par la Com­mis­sion fé­dé­rale des com­mu­ni­ca­tions amé­ri­caine (FCC) afin de ré­duire la frac­ture nu­mé­rique dans les zones iso­lées des États-Unis. Pour ce­la, ils ont pro­mis à la FCC des temps de la­tence in­fé­rieurs à cent mil­li­se­condes. Si l’au­to­ri­sa­tion a été don­née d’en­voyer 42 000 sa­tel­lites dans l’es­pace, nous n’en sommes qu’à la pre­mière étape où 800 sa­tel­lites doivent être mis en or­bite d’ici à la fin de l’an­née. « Ac­tuel­le­ment, avec une soixan­taine de lan­ce­ments tous les quinze jours, Elon Musk y par­vien­dra cer­tai­ne­ment, d’au­tant que Space X conçoit les sa­tel­lites, les lan­ceurs et les ser­vices qui vont avec », pré­dit Ch­ris­tophe Bon­nal, ex­pert du Centre na­tio­nal d’études spa­tiales. Un chan­ge­ment ma­jeur est tout de même in­ter­ve­nu dans son pro­jet, pour­suit-il :

« À l’ori­gine, il de­vait mettre ses sa­tel­lites en or­bite à 1 200 km d’al­ti­tude.

Il a dû des­cendre à 600 km afin de di­vi­ser par quatre la puis­sance né­ces­saire pour émettre un si­gnal et par deux le temps de la­tence. Il est ain­si pas­sé d’un pro­jet ini­tial de 12 000 sa­tel­lites à 42 000, car plus l’or­bite est basse, plus il faut de sa­tel­lites pour cou­vrir le globe. »

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