Le temps des lettres au père Noël

Le se­cré­ta­riat de Li­bourne ouvre ce mer­cre­di et s’at­tend à dé­pouiller en­vi­ron 1,2 mil­lion de plis adres­sés par des en­fants du monde en­tier

20 Minutes (Bordeaux) - - GRAND BORDEAUX - El­sa Pro­ven­za­no

Chaque an­née, 60 agents sont re­cru­tés tem­po­rai­re­ment par La Poste pour dé­pouiller à Li­bourne, en Gi­ronde, en­vi­ron 1,2 mil­lion de plis en­voyés par les en­fants avant Noël. Pour que les listes, do­léances et des­sins en tout genre ar­rivent dans les mains de ces se­cré­taires, il suf­fit d’in­di­quer « Père Noël » sur l’en­ve­loppe. « Et il ne faut pas ou­blier de men­tion­ner son pré­nom, son nom et son adresse com­plète pour qu’on puisse en­voyer une ré­ponse, sou­ligne An­toine Thé­bault, res­pon­sable du se­cré­ta­riat à Li­bourne. L’an der­nier, nous n’avons pas pu ré­pondre à 70 000 de­mandes pour les­quelles nous ne dis­po­sions pas d’adresse. » Le pre­mier se­cré­ta­riat du père Noël est créé en 1962 à Pa­ris, il est rat­ta­ché au ser­vice re­cherche-cour­rier, le seul de La Poste au sein du­quel les agents ouvrent les plis lorsque ceux-ci n’ont pas pu être dis­tri­bués. Les lettres écrites au père Noël sont as­si­mi­lées à ces plis « du point de vue d’un adulte », sou­rit An­toine Thé­bault. En 1967, ce ser­vice re­cher­che­cour­rier, ap­pe­lé au­jourd’hui ser­vice clients-cour­riers et qui re­couvre d’autres fonc­tions que l’ou­ver­ture des plis éga­rés, a été dé­lo­ca­li­sé à Li­bourne. Pour­quoi dans cette ville de Gi­ronde ? « Le dé­pu­té-maire était alors ami avec le mi­nistre des PTT », ex­plique sim­ple­ment le res­pon­sable du se­cré­ta­riat.

Des cartes pos­tales à co­lo­rier

Pour cette 56e édi­tion, La Poste a dé­ci­dé de ren­voyer aux en­fants une carte pos­tale à co­lo­rier qu’ils pour­ront à leur tour faire par­ve­nir à des proches. S’ils peuvent re­cou­rir aux cour­riels pour écrire au se­cré­ta­riat, les mar­mots sont 83 % à choi­sir le cour­rier clas­sique, se­lon une étude CSA com­man­dée par La Poste. « C’est une lettre qui se fait en fa­mille avec du dé­cou­page, du col­lage, ex­plique An­toine Thé­bault. Se­lon l’étude CSA, trois en­fants (écri­vant au père Noël) sur quatre ont plus de sept ans et ont dé­jà en­voyé une lettre au se­cré­ta­riat. » Tout est prêt pour ré­cep­tion­ner les pre­miers cour­riers d’en­fants, en­cou­ra­gés à écrire le plus tôt pos­sible et en tout cas avant le 17 dé­cembre, pour que la ré­ponse puisse ar­ri­ver avant Noël.

Une soixan­taine d’agents sont re­cru­tés tem­po­rai­re­ment pour l’opé­ra­tion.

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