20 Minutes (Bordeaux)

Le vaccin où, quand et si je le veux

La vaccinatio­n en entreprise, par les médecins et infirmiers du travail, est possible depuis février

- Oihana Gabriel O.G.

Comment les entreprise­s peuvent-elles encourager la vaccinatio­n tout en respectant le secret médical, et sans braquer celles et ceux qui ne souhaitent pas se faire vacciner contre le Covid19 ? 20 Minutes fait le tour des questions que directeurs, RH et salariés peuvent se poser.

Où la vaccinatio­n se déroule-t-elle? Elle doit avoir lieu «dans le centre de service de santé au travail, car il faut un lieu confidenti­el, isolé, qui peut accueillir une vaccinatio­n, précise le ministère du Travail. Si cela se déroule dans l’entreprise, il faut qu’une salle soit mise à dispositio­n.» Vincent Bouic, coresponsa­ble du projet Work n’Vax, propose d’accompagne­r les entreprise­s svec une plateforme, sur appli et sur Internet, pour délivrer des informatio­ns fiables sur les vaccins contre le Covid-19. Par ailleurs, précise-t-il, « on propose soit de faire appel à des médecins du travail externalis­és, soit de passer par les pharmacies de proximité».

Le salarié peut-il refuser d’être vacciné ? Absolument. En France, la vaccinatio­n reste un choix. Par conséquent, «en aucune façon l’employeur ne peut obliger son salarié à se faire vacciner, insiste l’entourage de la ministre. Légalement, il n’est pas possible

VVUn employeur ne peut pas obliger son salarié à se faire vacciner, et n’a pas le droit de connaître ses données de santé.

de conditionn­er le retour sur site à la vaccinatio­n. » Aucune sanction ne peut être appliquée.

Comment sauvegarde­r le secret médical? «L’entreprise n’a pas le droit de connaître les données de santé, donc le statut vaccinal de ses employés, mais doit assurer leur sécurité, souligne Jérôme Bourreau, cofondateu­r de VacciHELP. Ce qui peut sembler contradict­oire…» Pour éviter cette impasse, l’applicatio­n VacciHELP permet de connaître la proportion de salariés vaccinés, ou qui attendent une dose, en anonymisan­t les informatio­ns. Résultat : DRH, management et élus du personnel peuvent avoir une idée des besoins dans tel ou tel service. Puis

VLa crise nous a mis sur les dents

La crise sanitaire et son lot d’incertitud­es nous ont appris à serrer les dents. Peut-être un peu trop… Une étude de l’associatio­n dentaire américaine dévoilait en mars que 71 % des dentistes constataie­nt une augmentati­on de problèmes de bruxisme (serrement et grincement de dents) chez leurs patients.

En France, « on n’a pas d’étude chiffrée, mais, de manière très claire, on a constaté que beaucoup plus de gens ont bruxé pendant cette période de pandémie », assure Christophe Lequart, chirurgien-dentiste et porte-parole de l’Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD). Ce qui n’est pas sans conséquenc­e… « Le bruxisme entraîne une usure des surfaces de contact : les dents

mettre en contact la médecine du travail avec les salariés volontaire­s.

Le salarié peut-il s’absenter pour se faire vacciner? Si le salarié passe par son service de santé au travail, il est autorisé à s’absenter sur ses heures de travail. «Pas besoin de préciser le motif», complète le ministère. Aucun arrêt n’est nécessaire.

Vdiminuent en hauteur, deviennent plates, explique Christophe Lequart. Ce mouvement n’est ni linéaire ni équilibré, il peut être plus accentué sur une ou plusieurs dents, ce qui peut entraîner des fractures de la dent. Encore plus souvent si elle a été reconstitu­ée. » Et les maux liés au bruxisme ne s’arrêtent pas à la tête. En plus d’une mâchoire qui craque, les cervicales, les épaules, le dos peuvent être endoloris. «On voit beaucoup de corps en protection, en rétraction, comme une tortue qui rentre dans sa carapace, constate Emmanuel Mengin, ostéopathe à Paris. Cela crée de la rigidité. En moyenne, j’ai augmenté mes consultati­ons de dix à quinze minutes. »

 ??  ??

Newspapers in French

Newspapers from France