«Liz et l’Oi­seau bleu» fait de la mu­sique un per­son­nage

20 Minutes (Lille) - - CINÉMA - C.V.

Une fois de temps en temps, un film vous éblouit par sa beau­té. C’est le cas pour Liz et l’Oi­seau bleu, une his­toire d’ami­tié entre deux ly­céennes unies par la mu­sique, de Nao­ko Ya­ma­da. La ci­néaste ja­po­naise offre un conte dont la bande-son en­voûte au­tant que les images.

Une réus­site éblouis­sante

Les deux hé­roïnes voient leur re­la­tion évo­luer tan­dis qu’elles ré­pètent un mor­ceau li­bre­ment ins­pi­ré d’une pièce du poète belge Mau­rice Mae­ter­linck. Le spec­ta­teur n’a qu’à se lais­ser al­ler pour être em­por­té dans un uni­vers tout en dé­li­ca­tesse. « L’une des hé­roïnes joue de la flûte pour ex­pri­mer son amour de la mu­sique, ex­plique la réa­li­sa­trice à 20 Mi­nutes. C’est ce qui at­tire sa ca­ma­rade, un être so­li­taire qui sort de son propre monde grâce à elle. » Nao­ko Ya­ma­da a col­la­bo­ré avec le com­po­si­teur Ken­suke Ushio bien avant le tour­nage pour que ses par­ti­tions soient par­tie in­té­grante de l’his­toire.

La pièce que jouent les hé­roïnes consti­tue une réus­site éblouis­sante. Com­po­sée par Aki­to Mat­su­da, elle se ré­vèle un per­son­nage à part en­tière d’un ré­cit où rêve et réa­li­té s’en­tre­mêlent. «C’est un mor­ceau que l’on n’en­tend qu’une seule fois, pré­cise Nao­ko Ya­ma­da. Je vou­lais qu’il soit in­tense pour que les spec­ta­teurs le re­tiennent. » Il n’est pas la seule chose que l’on garde en mé­moire après avoir dé­gus­té ce poème plon­geant dé­li­ca­te­ment dans la psy­ché de deux ado­les­centes.

Le film évoque une his­toire d’ami­tié entre deux mu­si­ciennes.

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