Pour se rendre en Andorre, c’est de­ve­nu du folk­lore

20 Minutes (Lille) - - ACTUALITÉ - A Tou­louse, B.C.

Il va falloir prendre son mal en patience. A moins d’y al­ler à vé­lo ou à pied, et d’avoir des mol­lets à toute épreuve, il faut réa­li­ser un énorme dé­tour pour se rendre en Andorre en voi­ture de­puis l’Ariège. Un glis­se­ment de ter­rain, sa­me­di, est à l’ori­gine de la fer­me­ture de la RN 22, entre l’Hos­pi­ta­let et le Pas-de-laCase. Là où il fal­lait une poi­gnée de mi­nutes pour re­joindre les deux com­munes fron­ta­lières, il faut dé­sor­mais près de deux heures et de­mie. Pour al­ler tra­vailler ou faire leurs courses, les conduc­teurs doivent pas­ser par Bourg-Ma­dame et Andorre-la-Vieille. Lors d’une vi­site de chan­tier sur place lun­di, les ser­vices de l’Etat, la Di­rec­tion ré­gio­nale des routes du Su­dOuest et les tech­ni­ciens an­dor­rans de la pro­tec­tion civile et de l’amé­na­ge­ment du ter­ri­toire ont pu consta­ter l’éten­due du glis­se­ment de ter­rain sur­ve­nu à la hau­teur du pont de la Mi­na. Pour sta­bi­li­ser le ter­rain, des ma­chines spé­cia­li­sées de­vront être af­fré­tées sur place. Et ce­la risque de durer plu­sieurs jours, voire se­maines, vu la com­plexi­té du chan­tier.

L’en­jeu est de taille pour Andorre, et en par­ti­cu­lier pour le Pas-de-la-Case. Cette com­mune vit es­sen­tiel­le­ment du com­merce, en par­ti­cu­lier de la vente d’al­cool, de ci­ga­rettes et de vê­te­ments. Avoir l’ac­cès cou­pé, alors que l’aca­dé­mie de Tou­louse est en pé­riode de va­cances sco­laires et que deux ponts s’an­noncent pour ce dé­but de mois de mai, est un coup dur por­té à l’économie de la prin­ci­pau­té.

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