20 Minutes (Lille)

Al­va­ro n’est plus sur la dé­fen­sive

Foot­ball Très af­fec­té par les ac­cu­sa­tions de ra­cisme de Ney­mar lors du pre­mier clas­si­co, le dé­fen­seur mar­seillais a bien re­bon­di

- A Mar­seille, Adrien Max Sports · Soccer · Paris Saint-Germain FC · Neymar da Silva · Marseille · Olympique de Marseille · André Villas-Boas

«Al­va­ro est tou­jours mo­ti­vé pour les matchs.» C’est avec un large sou­rire que Ne­man­ja Ra­don­jic a ex­pli­qué que son co­équi­pier Al­va­ro Gon­zales n’avait pas be­soin du PSG et de Ney­mar pour avoir une source de mo­ti­va­tion sup­plé­men­taire. Le dé­fen­seur cen­tral de l’Olym­pique de Mar­seille re­trouve ce mer­cre­di (21 h) le club pa­ri­sien pour le Tro­phée des cham­pions, après la po­lé­mique du clas­si­co du mois de sep­tembre et les ac­cu­sa­tions de ra­cisme du bré­si­lien à son en­contre. «Tout ça, c’est fi­ni. J’ai be­soin de par­ler de foot­ball», avait cou­pé court Al­va­ro lors d’une pré­cé­dente confé­rence de presse. Cet épi­sode a pro­fon­dé­ment mar­qué ce­lui qui vient de fê­ter ses 31 ans, avant de fi­na­le­ment être blan­chi par la com­mis­sion de dis­ci­pline. «Il a été ex­trê­me­ment tou­ché, il s’est pris cette in­jus­tice en pleine face, ex­plique une source au sein du club. C’est au mo­ment de prendre l’avion qu’on a com­pris que ça par­tait en su­cette. […] Quand il a ral­lu­mé son té­lé­phone à l’at­ter­ris­sage, il avait des di­zaines de mes­sages de me­naces, d’in­sultes. Ça a beau­coup mar­qué sa fa­mille et ses amis.»

Le joueur a im­mé­dia­te­ment été sou­te­nu par le club, à tra­vers le pré­sident Jacques-Hen­ri Ey­raud, le coach An­dré Villas-Boas et le di­rec­teur spor­tif, Pa­blo Lon­go­ria. «On a été très pré­sents tout de suite parce qu’on avait pleine confiance en lui, rap­pelle-t-on à l’OM. On le connaît, on voit comment il est avec ses co­équi­piers à l’en­traî­ne­ment, avec les gens du club.»

C’est d’ailleurs lors d’une ren­contre entre des di­ri­geants du club, des res­pon­sables de groupes de sup­por­teurs et du joueur qu’Al­va­ro a ver­sé quelques larmes. «C’était dra­ma­tique pour lui, s’il n’avait plus le sou­tien des sup­por­teurs, il ne pou­vait plus jouer au foot », confiet-on à l’OM. Au point qu’on lui prête l’en­vie de quit­ter le club. Mais, dé­sor­mais, la page est tour­née. En té­moigne le si­lence de ce der­nier alors que Ney­mar n’avait pas hé­si­té à re­mettre de l’huile sur le feu après l’in­ter­rup­tion de match entre le PSG et Ba­sak­se­hir, es­ti­mant qu’il «au­rait dû faire pa­reil contre l’OM».

Dans tous les cas, cette po­lé­mique n’a pas vrai­ment in­flué sur ses per­for­mances. Au­teur d’une sai­son so­lide, il a même été pré­con­von­qué en sé­lec­tion es­pa­gnole. «Si je joue bien et qu’on conti­nue à être dans le top, qu’on gagne le titre du Tro­phée des cham­pions, il y au­ra des op­por­tu­ni­tés, a-t-il rap­pe­lé peu avant la trêve hi­ver­nale. J’ai com­men­cé cette an­née un peu bas, mais je hausse mon ni­veau et c’est im­por­tant si je veux al­ler en équipe na­tio­nale. » Au­cun doute sur le fait qu’Al­va­ro ne se pri­ve­ra pas d’al­ler au duel face aux at­ta­quants pa­ri­siens ce mer­cre­di, his­toire de ga­gner le pre­mier tro­phée de sa car­rière.

A la suite de cet in­ci­dent, l’Es­pa­gnol au­rait son­gé à quit­ter le club.

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Al­va­ro Gon­zales avait été sou­te­nu par l’en­semble du club pho­céen.

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