20 Minutes (Lille)

Des vê­te­ments uniques à prix per­son­na­li­sé

Mode Char­lotte Au­bée fa­brique des vê­te­ments à par­tir d’autres vê­te­ments

- Mi­kaël Li­bert Fashion & Beauty

Son mé­tier de cou­tu­rière, Char­lotte Au­bée le porte jusque dans son corps : « Je ne sais même plus com­bien je me suis fait ta­touer de paires de ci­seaux », plai­sante la jeune femme. Lors­qu’elle a com­men­cé à créer des vê­te­ments, il s’agis­sait de pièces de style pin-up et ro­cka­billy, très rac­cord avec le look que Char­lotte ar­bore en­core au­jourd’hui. « C’était com­pli­qué, parce qu’il fal­lait no­tam­ment faire toutes les tailles, du 34 au 50 », re­con­naît-elle.

Une créa­tion éco­res­pon­sable

Sous le nom de By Char­lotte, la créa­trice a eu une baisse de re­ve­nus lors de son congé ma­ter­ni­té, à l’ar­ri­vée de son deuxième en­fant : « J’ai eu l’idée de réuti­li­ser des vê­te­ments qui me ser­vi­raient de ma­tière pre­mière », se sou­vient Char­lotte. Elle ne se contente donc pas de trans­for­mer des fringues de ré­cup, celles-ci sont en­tiè­re­ment dé­mem­brées pour fa­bri­quer ses propres mo­dèles. « Fi­na­le­ment, il n’y a qua­si­ment ja­mais deux mo­dèles iden­tiques », ex­plique Char­lotte. Sa ma­tière pre­mière ne lui coûte rien, l’es­sen­tiel des vê­te­ments de se­conde main ré­cu­pé­rés pro­ve­nant de dons de par­ti­cu­liers. Et Char­lotte pra­tique des « prix conscients ». Sur l’éti­quette de chaque vê­te­ment, elle ins­crit le temps pas­sé, le coût de la ma­tière et un prix plan­cher. « Ce prix me per­met de payer mes charges et de me ré­mu­né­rer au smic. Libre aux clients de mettre da­van­tage. » Se­lon la créa­trice, 80% des ache­teurs dé­passent ce plan­cher.

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«Rien ne va à la pou­belle», pro­met Char­lotte Au­bée.

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