20 Minutes (Lille)

Une ré­sis­tance mar­quée au rouge

- Myanmar · Yangon · Naypyidaw

«Ka­bar Ma Kyay Bu.» C’est ac­tuel­le­ment la de­mande la plus po­pu­laire dans les sa­lons de ta­touage, en Bir­ma­nie. Cette phrase, ti­rée d’une chan­son ré­vo­lu­tion­naire, se tra­duit par : «Nous tien­drons jus­qu’à la fin du monde». Les jeunes Bir­mans sont de plus en plus nom­breux à gra­ver sur leur peau leur ré­sis­tance, après le coup d’Etat mi­li­taire qui a mis fin à une ex­pé­rience dé­mo­cra­tique de dix ans.

Pré­sente mas­si­ve­ment dans les rues des grandes villes comme Ran­goun ou Nay­pyi­daw de­puis ce week-end, la contes­ta­tion a donc aus­si ga­gné les sa­lons de ta­touage, comme ce­lui de Ko Sa­nay. A l’encre rouge, le ta­toueur écrit soi­gneu­se­ment les ca­rac­tères dans la langue bir­mane. « Nous sommes to­ta­le­ment contre la dic­ta­ture mi­li­taire, té­moigne Ko Sa­nay. Nous la com­bat­tons [de toutes les ma­nières pos­sibles]. » «Je res­sens une co­lère pro­fonde», abonde Zaw Myo Htut, un client chez qui la chan­son ré­sonne par­fai­te­ment et qui a gui­dé son choix.

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De jeunes Bir­mans af­fluent dans les sa­lons de ta­touage de­puis le coup d’Etat.

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