Cec­chi­na­to s’offre Djo­ko­vic et ré­veille (en­fin) Ro­land

20 Minutes (Lyon) - - GRAND LYON - Ay­me­ric Le Gall

C’est le re­gard noir et la mine basse que No­vak Djo­ko­vic, tel un boxeur qui vient de se faire mettre K-O, s’est pré­sen­té de­vant la presse, son match à peine ter­mi­né. Com­plè­te­ment abat­tu, mais aus­si très éner­vé (contre lui­même bien sûr, mais c’est la presse qui en a fait les frais par ri­co­chet), Djo­ko ex­pé­die les ques­tions à vi­tesse grand V. Sur la fin, les jour­na­listes semblent presque hé­si­ter à po­ser d’autres ques­tions tant on sent qu’on est à deux doigts de se man­ger une tarte. Un An­glais a bien es­sayé de pas­ser un peu de pom­made en lui rap­pe­lant que son « figh­ting spi­rit » était de re­tour, mais c’était peine per­due : « Je suis de re­tour au ves­tiaire, voi­là où je suis de re­tour. » Frus­tré, le Serbe va même jus­qu’à mar­mon­ner qu’il ne sait pas s’il fe­ra la sai­son sur herbe. La claque a été trop grande et tel­le­ment in­at­ten­due qu’on sent qu’il est in­ca­pable de ré­pondre po­sé­ment à la moindre ques­tion. Quand un autre jour­na­liste lui de­mande s’il peut ar­ti­cu­ler car ce qu’il chu­chote dans son men­ton est in­com­pré­hen­sible, il ré­pond : « Non, je ne peux pas. Dé­so­lé, je ne peux pas... » C’est dans cette am­biance pe­sante que le joueur quitte la salle et le tour­noi. Par la porte dé­ro­bée.

No­vak Djo­ko­vic n’a rien com­pris.

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