Dans les cou­lisses des ré­pé­ti­tions de la Bien­nale

Arts 20 Mi­nutes a as­sis­té aux pre­mières ré­pé­ti­tions du dé­fi­lé de la bien­nale de la danse

20 Minutes (Lyon) - - NEWS - Ca­ro­line Gi­rar­don

Sous un so­leil de plomb, ils dé­hanchent leur bas­sin, en­chaî­nant joyeu­se­ment les mou­ve­ments pa­tiem­ment ap­pris de­puis le mois de fé­vrier. C’est le mo­ment de la pause. Pour­tant, la pe­tite bande de col­lé­giens n’a pas en­vie de s’ar­rê­ter. Cer­tains pro­testent en ri­go­lant, battre le rythme de leur main avec éner­gie. Trois mois avant le dé­fi­lé de la bien­nale de la danse (le 16 sep­tembre), l’heure est dé­jà aux pre­mières ré­pé­ti­tions.

300 dan­seurs

Di­manche, 300 per­sonnes se sont réunies sur le cam­pus de la Doua pour ef­fec­tuer la cho­ré­gra­phie, qu’ils tra­vaillent de­puis quatre mois dans les Ate­liers Frap­paz de Villeur­banne. « Le plus dur c’est de trou­ver la bonne syn­chro­ni­sa­tion », lâche Dominique Pe­ter, bat­teur du groupe High Tone et Mid­night Ra­vers. C’est lui qui a été char­gé de com­po­ser la mu­sique, de l’élec­tro-éth­no sur fond de chants ma­liens. Der­rière son or­di­na­teur, il su­per­vise scru­pu­leu­se­ment la ma­noeuvre. « Il faut at­teindre la bonne vi­tesse. L’en­jeu est d’ar­ri­ver à dan­ser tous en­semble en se dé­pla­çant de 50 cm par se­conde », ex­plique-t-il. En tête de cor­tège, Ma­rion Al­zieu di­rige les opé­ra­tions. Elle fait par­tie des deux cho­ré­graphes qui ont éla­bo­ré une danse sur le thème de la paix. « On a mis en mou­ve­ment tout le che­mi­ne­ment, de la si­tua­tion de guerre jus­qu’à la li­ber­té en s’ins­pi­rant de gestes de ré­volte ou de re­ven­di­ca­tion vues dans les dif­fé­rentes ma­ni­fes­ta­tions », ex­plique-t-elle. Et d’ajou­ter : « C’est un gros dé­fi de gé­rer 300 dan­seurs. On avait ja­mais eu à le faire jusque-là mais c’est un bon­heur car les gens sont mo­ti­vés, à l’écoute. On re­çoit beau­coup d’eux. » Ce n’est pas Ma­non, 28 ans, qui di­ra le contraire. «Je suis tom­bée amou­reuse des profs, ils sont très pé­da­gogues», lâche-t-elle dans un éclat de rire. La jeune femme est ve­nue ac­com­pa­gnée de sa soeur, Ju­lie. Elles cher­chaient à faire de la danse en­semble cette an­née. Mais leur em­ploi du temps ne leur per­met­tait pas de suivre des cours ré­gu­liè­re­ment. Alors elles se sont lais­sées convaincre par l’une de leurs amies qui tra­vaillait au pro­jet. Tous les quinze jours, elles re­joignent les autres dan­seurs avec une joie non dis­si­mu­lée. « L’am­biance est bon en­fant et l’état d’es­prit ex­cellent. On est de tous âges et on s’éclate », pour­suit-elle. «Il n’y a vrai­ment pas be­soin de sa­voir dan­ser. La cho­ré­gra­phie est ac­ces­sible», com­mente Ch­ris­tian qui en est à son qua­trième dé­fi­lé. « Avant, j’étais spec­ta­teur. Mais voir les autres s’amu­ser me fai­sait en­vie. J’étais un peu frus­tré quelque part alors j’ai dé­ci­dé de faire la même chose. » De­puis, il a fait la connais­sance d’Alain et Na­tha­lie, qui, eux aus­si, res­tent fi­dèles au ren­dez-vous.

Pre­mières ré­pé­ti­tions di­manche sur le cam­pus de la Doua.

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