Une course qui a du chien

Mon­tagne La quin­zième édi­tion de la Grande Odys­sée Sa­voie Mont-Blanc va com­men­cer sa­me­di à Sa­moëns (Haute-Sa­voie)

20 Minutes (Lyon) - - GRAND LYON - Jé­ré­my Lau­gier

Près de 400 km de course et 13 000 m de dé­ni­ve­lé po­si­tif. Non, il ne s’agit pas d’un nou­veau for­mat d’ul­tra-trail dan­tesque, mais de la Grande Odys­sée Sa­voie Mont-Blanc. Cette pas­sion­nante course de chiens de traî­neau à étapes, entre Sa­voie et Haute-Sa­voie, va mettre aux prises 25 mu­shers (huit na­tio­na­li­tés re­pré­sen­tées) pour sa 15e édi­tion, du 12 au 23 jan­vier. Pré­sen­tant un im­mense pal­ma­rès dans la dis­ci­pline (trois fois cham­pion du monde et 13 titres de cham­pion d’Eu­rope), Jean Com­ba­zard brise le cli­ché du mu­sher au pro­fil de mon­ta­gnard so­li­taire, puis­qu’il a tou­jours vé­cu avec son épouse en Ile de France. « Ma pas­sion pour la na­ture m’a pous­sé à ac­qué­rir un hus­ky de Si­bé­rie pour cou­rir avec moi dans les an­nées 1990», ex­plique-t-il. A l’époque de sa pre­mière grande com­pé­ti­tion eu­ro­péenne, il vi­vait avec cinq chiens sup­plé­men­taires. Puis, pas moins de 30, une ving­taine d’an­nées plus tard, au mo­ment de se lan­cer, avec la même pas­sion, dans sa 12e Grande Odys­sée.

An­na­bel Las­car-Kam

« C’est un peu notre Pa­ris-Da­kar à nous, sou­rit Jean Com­ba­zard. Il s’agit de la seule course à étapes en France et celle pour la­quelle il y a le plus de fer­veur po­pu­laire. C’est à chaque fois co­los­sal, no­tam­ment, au mont Re­vard [8e étape le 22 jan­vier].»

«On es­time que 50000 à 80000 spec­ta­teurs viennent au to­tal as­sis­ter à la Grande Odys­sée sur douze jours, pré­cise An­na­bel Las­car-Kam, la di­rec­trice gé­né­rale de la course. Un peu comme pour le Tour de France, on ap­porte la fête dans les 22 sta­tions tra­ver­sées, avec des ani­ma­tions et un po­dium chaque jour pour le vain­queur d’étape et le lea­der au gé­né­ral.» Comme sur la Grande Boucle, il y a même un pro­logue au me­nu, sa­me­di à Sa­moëns à 17 h 45. Car, en rai­son de son pas­sage dans des do­maines skiables, la Grande Odys­sée compte aus­si des étapes noc­turnes. « C’est la course la plus dif­fi­cile en France, es­time Cin­dy Du­port (24 ans). Il faut être un peu fou pour se lan­cer dans un truc comme ça. C’est un rêve ex­tra­or­di­naire pour moi d’en faire par­tie une deuxième fois.» Afin de se pré­pa­rer pour pa­reille épreuve, rem­por­tée l’an pas­sé en un peu moins de vingt­neuf heures, à plus de 20 km/h de moyenne, cette Isé­roise ef­fec­tue avec ses chiens cinq sor­ties de plus de deux heures par se­maine. Les chiens des 25 mu­shers (12 par par­ti­ci­pant) sont consi­dé­rés comme des «ath­lètes de haut ni­veau ». D’ailleurs, des contrôles an­ti­do­page se­ront réa­li­sés sur eux du­rant l’épreuve. « Je vois cette Grande Odys­sée comme l’UTMB des chiens de traî­neau», conclut An­na­bel Las­carKam.

«Entre 50 000 et 80 000 spec­ta­teurs viennent as­sis­ter» à l’épreuve.

25 mu­shers par­ti­ci­pe­ront à la Grande Odys­sée entre Sa­voie et Haute-Sa­voie.

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