Trois la­bels à étu­dier de près avant de pla­cer

20 Minutes (Lyon) - - MAGAZINE - E. H.

Pour s’y re­trou­ver dans les dif­fé­rents pro­duits fi­nan­ciers, plu­sieurs la­bels existent. On fait le point. « La pre­mière ques­tion à se po­ser c’est qu’est-ce que j’at­tends de mon ar­gent, sou­ligne An­neSo­phie Gu­ret. La plu­part des fonds fi­nan­ciers qui rap­portent de l’ar­gent sont des in­ves­tis­se­ments à court terme, ce qui n’est pas com­pa­tible avec le dé­ve­lop­pe­ment du­rable. » Trois la­bels se dis­tinguent néan­moins. Le plus connu, le la­bel ISR (in­ves­tis­se­ment so­cia­le­ment res­pon­sable), per­met de cer­ti­fier des pro­duits fi­nan­ciers qui res­pectent des cri­tères en­vi­ron­ne­men­taux, so­ciaux, mais aus­si exem­plaires dans leur gou­ver­nance. Bé­mol, il peut ar­ri­ver qu’un fonds avec le tam­pon ISR contienne dans son por­te­feuille des en­tre­prises du sec­teur des éner­gies fos­siles. Viennent en­suite les la­bels Fi­nan­sol, qui pro­met plus de trans­pa­rence, et Green­fin. Ce der­nier est sou­vent mis en avant car il n’ap­prouve que des pro­duits qui ont un im­pact réel sur la tran­si­tion éner­gé­tique et so­ciale. Cer­tains sec­teurs d’ac­ti­vi­té comme le nu­cléaire ou la pro­duc­tion des éner­gies fos­siles sont ex­clus. « Le plus im­por­tant à re­gar­der ce sont les in­di­ca­teurs d’im­pact et le ca­hier des charges des fonds, conti­nue Anne-So­phie Gu­ret. Ce­la per­met de faire le tri entre les ac­tions cos­mé­tiques et celles qui ont un réel im­pact sur le ter­rain. » Et donc de voir son ar­gent pous­ser... au vert.

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