20 Minutes (Lyon)

Cette équipe de France peut vraiment viser le haut du panier

- À Strasbourg, Thibaut Gagnepain

Vingt-cinq points d’écart en moyenne, environ dix-huit petites minutes à courir après le score et seulement quatre quart-temps perdus sur seize disputés. En quatre matchs à Strasbourg, l’équipe de France féminine de basket, qui dispute les demi-finales face à la Biélorussi­e samedi, a fait forte impression à l’Euro. Très forte.

Un bon mix de génération­s

La principale force du groupe de Valérie Garnier est son homogénéit­é. Jamais il n’a semblé aussi complet, avec une rotation de haut niveau. « Il y a des joueuses de qualité à tous les postes et chacune bonifie l’équipe à sa manière sans tirer la couverture à soi, confirme l’ancienne arrière Cathy Melain. C’est hyper intéressan­t. »

Au sein de ce groupe, le mélange intergénér­ationnel semble réussi. « Un bon mix entre filles d’expérience, certaines qui arrivent à maturité et d’autres plus jeunes », résume Yannick Souvré, ancienne capitaine des Bleues. Cela se vérifie au niveau des temps de jeu, globalemen­t répartis. Mais aussi et surtout dans cette capacité des Bleues à proposer une intensité permanente à leurs adversaire­s. Jusqu’à les faire craquer. « On a pour consigne de maintenir un niveau de jeu constant et on donne tout », confirme la Dunkerquoi­se Helena Ciak.

Alors, qu’est-ce qui pourrait faire dérailler ces Bleues ? « Notre pire adversaire, c’est nous-mêmes, répond Endy Miyem (en photo). Toute la prépa, et sur les premiers matchs, on a vu qu’on pouvait être confrontée­s à des équipes qui nous posaient problème, mais que quand on arrive à jouer à notre façon, ça nous sourit. C’est fort probable que ce soit la meilleure équipe dans laquelle j’ai joué. Celle-là a un petit truc en plus. » Mais pas encore de médaille d’or européenne. Rendez-vous en finale, donc.

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