La snea­ker, de l’or en barre pour ses ama­teurs

Style Bon­jour Snea­kers avait lieu di­manche au parc Cha­not

20 Minutes (Marseille) - - News - Adrien Max

Ici, on re­garde au­tant les stands que les pieds des vi­si­teurs. Bien­ve­nue au sa­lon Bon­jour Snea­kers, dont la 3e édi­tion réunis­sait des col­lec­tion­neurs, des re­ven­deurs, et sur­tout d’in­nom­brables pas­sion­nés de bas­kets. « Ah, tu cherches des col­lec­tion­neurs. Viens, je te pré­sente un pote, il a les Air Max One Ch­lo­ro 2009. » Les pré­sen­ta­tions sont faites avec Ni­co­las, 16 ans et ori­gi­naire de Nice. « Je suis tom­bé sur le mo­dèle Yee­zey Moon­rock d’Adi­das qui m’a fait dé­li­rer, c’est de­ve­nu une pas­sion.En­suite, j’ai com­pris qu’il y avait de l’ar­gent à se faire avec les pompes. » Une pas­sion qu’il tente de pro­fes­sion­na­li­ser de­puis six mois et l’ou­ver­ture de sa page Ins­ta­gram Ear­ly Drop. Ni­co­las achète et re­vend des mo­dèles dont il sait que le prix aug­men­te­ra : « Pour les Air Max Ch­lo­ro, c’est un mo­dèle unique de 2009 créé avec le ma­ga­sin Pat­ta à Am­ster­dam pour leurs 5 ans. Au­jourd’hui, elles valent 800 €. »

Une pas­sion qui rap­porte

Sa pas­sion lui per­met de fi­nan­cer ses mo­dèles. Se­lon lui, les plus re­cher­chés sont la Air Mag, la chaus­sure de

qui se lace toute seule, ou le mo­dèle Adi­das Yee­zy

Re­tour Vers le Fu­tur

de Ka­nye West. Sur le stand d’Alex, 32 ans, trône une paire de Nike Air Yee­zy 2 ima­gi­née par le rap­peur avant qu’il ne re­joigne le concur­rent Adi­das, en 2013. « Au­jourd’hui, elle coûte 5 000 € alors que je les ai ache­tées au­tour de 250 € », ex­plique-t-il. Se­lon Alex, ce qui dé­ter­mine le prix est avant tout l’offre et la de­mande, comme pour n’im­porte quel pro­duit. « Il y a aus­si les col­la­bo­ra­tions entre les marques. Par exemple, Nike et la marque Off White, de Vir­gil Abloh qui vient de de­ve­nir le di­rec­teur ar­tis­tique de Louis Vuit­ton. Il fal­lait s’ins­crire à un ti­rage au sort pour es­pé­rer avoir l’un des 2 000 mo­dèles. » Ré­sul­tat, le mo­dèle est au­jourd’hui re­ven­du 800 € contre un prix d’achat de 250 €. Du coup, Alex a mis au point un sys­tème in­for­ma­tique pour avoir plus de chances de rem­por­ter les ti­rages au sort. Mais lui non plus ne vit pas de sa pas­sion. Con­trai­re­ment à Au­bin, 25 ans qui ar­rive à se dé­ga­ger un sa­laire de 1 500 € en moyenne, mais qui peut mon­ter jus­qu’à 3 000 € les « bons mois ». Il s’est spé­cia­li­sé dans les vieux mo­dèles qu’il achète dans les in­ven­dus de vieilles bou­tiques avant de les re­vendre au­tour de 100 € à 140 €. Preuve de cette de­mande, les marques elles-mêmes ne cessent de ré­ac­tua­li­ser leurs an­ciens mo­dèles.

Ce mo­dèle ima­gi­né par le rap­peur Ka­nye West vaut au­jourd’hui 5000 €, contre un prix d’achat de 250 €.

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