Le feu tou­jours al­lu­mé

Un an après la mort du chan­teur, les fans en­tre­tiennent tou­jours la flamme. D’autres se sont même dé­cou­vert, ces der­niers mois, une vé­ri­table pas­sion pour l’ar­tiste.

20 Minutes (Marseille) - - LA UNE - Adrien Max

« On s’est poin­té voir le com­mis­sai­re­pri­seur, je lui ai dit que si le blou­son d’Ade­line n’était pas re­ti­ré de la vente, je dé­bou­lais avec 30 bi­kers et je blo­quais toutes les en­chères.» Jo Ro­dri­guez ne plaisante pas avec les cou­leurs des Des­pe­ra­dos. Ce groupe de bi­kers, il l’a co-fon­dé au dé­but des an­nées 1990 avec John­ny Hal­ly­day, quand le chan­teur vi­vait sur la Côte d’Azur.

Ce­lui qui a été pen­dant cinq ans le garde du corps de John­ny n’a donc pas hé­si­té à s’in­tro­duire à l’hô­tel Drouot, le 19 oc­tobre, lors d’une vente d’ob­jets de la star, dont le fa­meux blou­son des Des­pe­ra­dos d’Ade­line Blon­dieau, son ex-femme. « Je leur ai ex­pli­qué que ce blou­son des Des­pe­ra­dos n’ap­par­te­nait pas à Ade­line, mais bien à nous, les Des­pe­ra­dos. Tu ne peux pas vendre nos cou­leurs, c’est un manque de res­pect. Après un coup de fil à Ade­line, elle a ac­cep­té de le re­ti­rer de la vente et nous a re­mis le blou­son », re­late Jo Ro­dri­guez, pas mé­con­tent de son coup de force.

«La si­gna­ture de John­ny»

De­puis 1996, le club des Des­pe­ra­dos s’était mis en som­meil. L’his­toire re­prend en juin. « J’ai or­ga­ni­sé un hom­mage à John­ny dans mon lo­cal as­so­cia­tif avec des mu­si­ciens et des chan­teurs, ra­conte Bru­no. J’ai in­vi­té Jo et sa femme, pour avoir des Des­pe­ra­dos. Des images du ma­riage de Jo, dont John­ny était le té­moin, étaient dif­fu­sées. A la fin, j’ai fait mon­ter les ma­riés sur scène en de­man­dant à Jo quand est-ce qu’on ré­veillait les Des­pe­ra­dos ? C’est par­ti de là. » Bru­no est au­jourd’hui le pré­sident ad­joint. Une nou­velle ren­contre entre les deux hommes au mois d’août, et l’aven­ture re­dé­marre. «At­ten­tion, ce n’est pas un nou­veau club hein, on a dé­po­sé un pro­cès­ver­bal à la pré­fec­ture pour no­ti­fier le ré­veil. Si tu vas voir les sta­tuts, il y a la si­gna­ture de John­ny », pré­vient Bru­no. S’il y en a un qui est content de prendre la route avec les Des­pe­ra­dos, c’est bien Alain Mo­ret. « A l’époque, je traî­nais beau­coup au 287, ca­fé d’Au­ber­vil­liers, le QG des Des­pe­ra­dos. J’ai fait la de­mande pour ob­te­nir les cou­leurs, mais quinze jours après, le club se met­tait en som­meil », se re­mé­more-t-il. A voir les mails de de­mande d’adhé­sion sous les­quels croule Bru­no, le ré­veil des Des­pe­ra­dos crée une « vraie ef­fer­ves­cence ». « Nous sommes dé­jà plus d’une tren­taine de membres et des de­mandes viennent du monde en­tier. Mais at­ten­tion, il faut obli­ga­toi­re­ment avoir une Har­ley. Et sur­tout, nous sommes tous fans de John­ny, mais nous ne sommes pas un fan-club », pré­vient Bru­no. Les blou­sons des­si­nés à l’époque par John­ny Hal­ly­day avec San­tiag sont d’ailleurs tou­jours fa­bri­qués par la marque. Les Des­pe­ra­dos d’au­jourd’hui sont les même que ceux d’hier. Sans John­ny.

Au Stade de France, en 1998.

Quand il vi­vait à Ra­ma­tuelle, John­ny Hal­ly­day avait co-fon­dé un club de mo­to.

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