La se­conde pa­trie de Griez­mann

20 Minutes (Montpellier) - - COUPE DU MONDE 2018 -

A moins que, dans une autre vie, Griez­mann ait été uru­guayen, on ne voit pas d’où peut ve­nir cette re­la­tion qua­si fu­sion­nelle entre l’at­ta­quant des Bleus et tout ce qui touche au pays qu’il va af­fron­ter, ven­dre­di, en quart du Mon­dial. Il va, no­tam­ment, se re­trou­ver face aux dé­fen­seurs de son équipe de l’At­lé­ti­co, Go­din et Gi­me­nez. «Je suis tous les jours avec lui [Go­din], dans les ves­tiaires et en de­hors, ra­conte Griez­mann. C’est le par­rain de ma fille. Quand j’ai si­gné à l’At­lé­ti­co, c’est lui que j’ai ap­pe­lé. » Et lui qui l’a sû­re­ment, pous­sé à pro­lon­ger cet été. Sa dé­cou­verte de l’Uru­guay date d’il y a plus long­temps. A la Real So­cie­dad, où il est ar­ri­vé à 14 ans, Griez­mann a dé­bu­té en équipe pre­mière sous les ordres de La­sarte, pro­fes­sion­nel pen­dant quinze ans dans le cham­pion­nat lo­cal, en 2009. « Gri­zou » y a fait aus­si la connais­sance de Cas­tro et Bue­no, qui l’a pris sous son aile, et a dé­cou­vert le ma­té, cette bois­son sud-amé­ri­caine dont il ne peut plus se pas­ser. « Les Sud-Amé­ri­cains se com­portent dif­fé­rem­ment, ra­con­tait Griez­mann dans le ma­ga­zine GQ. Ils avaient 30 ans alors que j’en avais 17. Ils fai­saient tout pour que je me sente bien. Leur culture s’est ins­crite en moi. » Ça se voit aus­si sur le ter­rain, où il fait par­ler son cô­té bat­tant.

An­toine Griez­mann af­fron­te­ra ses amis uru­guayens, ven­dre­di.

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