La LGV Per­pi­gnanMont­pel­lier entre les mains des ci­toyens

Trans­ports Les ha­bi­tants peuvent consul­ter le pro­jet de LGV entre Mont­pel­lier et Per­pi­gnan, dans les ti­roirs de­puis vingt ans

20 Minutes (Montpellier) - - NEWS - Ni­co­las Bon­zom

A gauche comme à droite, et jus­qu’à l’ex­trême droite, le pro­jet de ligne à grande vi­tesse (LGV) entre Mont­pel­lier et Per­pi­gnan fait l’una­ni­mi­té chez les élus de l’est de l’Oc­ci­ta­nie. Chaî­non man­quant entre la France et l’Es­pagne, l’in­fra­struc­ture, maintes fois re­tar­dée, at­tend le feu vert de l’Etat.

Tan­dis que le dos­sier est à la dis­po­si­tion des ha­bi­tants à la mé­tro­pole de Mont­pel­lier jus­qu’au 23 no­vembre, 20 Mi­nutes fait le point sur ce ser­pent de mer.

V Une idée dé­jà ac­tée en 1995. C’est un pro­jet qui ne date pas hier. La pre­mière fois que la réa­li­sa­tion d’une LGV entre Mont­pel­lier et Per­pi­gnan a été ac­tée, c’était en 1995, lors de la si­gna­ture des ac­cords de Ma­drid. Les gou­ver­ne­ments fran­çais et es­pa­gnol s’en­ga­geaient pour la construc­tion d’une ligne à grande vi­tesse, d’abord entre Per­pi­gnan et Fi­gue­ras, avec l’en­ga­ge­ment de la rac­cor­der à Mont­pel­lier. La ligne se­ra dé­cla­rée d’in­té­rêt gé­né­ral en 2000, le dé­bat pu­blic bou­clé en 2009, avant que le pro­jet ne s’éloigne peu à peu des ra­dars au fil des rap­ports.

V Un chaî­non man­quant entre la France et l’Es­pagne. Les uti­li­tés sont mul­tiples, pour les dé­fen­seurs de la ligne. Après la construc­tion des nou­velles voies à grande vi­tesse entre Nîmes et Mont­pel­lier, la LGV entre l’Hérault et les Py­ré­néesO­rien­tales est le chaî­non man­quant entre la France et l’Es­pagne. « Nous en avons be­soin, sou­ligne Jean-Luc Gi­be­lin, le vice-pré­sident de la ré­gion Oc­ci­ta­nie char­gé des trans­ports. A l’échelle de l’Eu­rope, c’est une to­tale in­co­hé­rence que la ligne à grande vi­tesse s’ar­rête à la fron­tière d’un cô­té et à Mont­pel­lier de l’autre. » La ligne per­met­trait de re­lier Per­pi­gnan à Mont­pel­lier en 45 mi­nutes, contre 1 h 30 ac­tuel­le­ment, et ré­dui­rait le temps de par­cours en train de Pa­ris à Bar­ce­lone à 4 h 30. L’ar­ri­vée de la LGV of­fri­rait éga­le­ment de nou­velles pos­si­bi­li­tés de fret, et li­bé­re­rait de l’es­pace « pour les trains du quo­ti­dien », no­tam­ment pour les TER, sur les lignes clas­siques au­jourd’hui sur­char­gées, re­prend le mon­sieur Trans­ports du conseil ré­gio­nal.

V Un dos­sier de­ve­nu prio­ri­taire pour la mi­nistre des Trans­ports. A la fin de l’été, le pro­jet de LGV, dont le coût est es­ti­mé à 5,5 mil­liards d’eu­ros, a fran­chi une nou­velle étape : Eli­sa­beth Borne, la mi­nistre des Trans­ports, a pris la dé­ci­sion de pré­ser­ver le fon­cier né­ces­saire à la réa­li­sa­tion de l’in­fra­struc­ture, dé­sor­mais consi­dé­rée comme l’un des dos­siers prio­ri­taires de la mi­nistre. Le tra­cé est donc au­jourd’hui sanc­tua­ri­sé jus­qu’à Per­pi­gnan. Dé­sor­mais, la balle est dans le camp de l’Etat.

Un train en gare Sud-de-France, sur le che­min de la fu­ture LGV.

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