L’ex-la­té­ral gauche Ma­cron ren­contre l’équipe de France

Fan de l’OM, Emmanuel Ma­cron n’hé­site pas à mettre en scène son amour du foot. Il dé­jeune ce mar­di avec les Bleus

20 Minutes (Nantes) - - La Une - Laure Co­met­ti

Il a re­çu le sou­tien de Sis­so­ko, Ca­baye et Man­dan­da pen­dant la cam­pagne.

« C’est quoi cette blague ? » au­rait ré­pon­du Di­dier Des­champs, in­ter­lo­qué, à un tex­to de fé­li­ci­ta­tions du pré­sident après une vic­toire, rap­porte le JDD. Mais c’était bien lui. Fan de foot, Emmanuel Ma­cron dé­jeune ce mar­di à Clai­re­fon­taine avec le sé­lec­tion­neur des Bleus et l’équipe au com­plet, avant leur dé­part pour la Rus­sie. Comme ses pré­dé­ces­seurs, le chef de l’Etat ne se prive pas de mettre en scène son amour du foot, un sport qu’il a pra­ti­qué étu­diant, dans l’équipe de l’Ecole na­tio­nale d’ad­mi­nis­tra­tion (ENA), où il of­fi­ciait comme la­té­ral gauche. Il avait alors ob­te­nu un 10/10, mais il n’a qua­si­ment pas tou­ché un bal­lon de­puis.

Par­mi les 150 heures d’images tour­nées au plus près du can­di­dat à la pré­si­den­tielle, les au­teurs du do­cu­men­taire « Dans les cou­lisses d’une vic­toire » ont choi­si de gar­der la ré­ac­tion d’Emmanuel Ma­cron pen­dant un match entre l’OM et Mo­na­co. On y en­tend le na­tif d’Amiens se dé­so­ler de la dé­faite de son équipe fé­tiche, de­vant une Bri­gitte Ma­cron to­ta­le­ment in­dif­fé­rente.

A Ber­cy, le mi­nistre de l’Eco­no­mie sou­te­nait dé­jà l’équipe pho­céenne. De­puis son élec­tion, Emmanuel Ma­cron n’a pas chan­gé de bord en ma­tière de foot. Il a ren­du une vi­site très mé­dia­tique aux joueurs de l’OM pen­dant ses pre­mières va­cances de pré­sident, en août 2017. Son ad­mi­ra­tion pour les foot­bal­leurs n’est pas à sens unique. Pen­dant la cam­pagne, il a re­çu le sou­tien, plus ou moins as­su­mé, de plu­sieurs joueurs in­ter­na­tio­naux, dont Mous­sa Sis­so­ko, Steve Man­dan­da et Yo­han Ca­baye. A Sar­celles, il avait ta­pé la balle avec les en­fants du quar­tier, et mar­qué un pe­nal­ty li­ti­gieux. Une scène twee­tée par son équipe, dans la li­gnée de la com­mu­ni­ca­tion des po­li­tiques sur les ban­lieues.

Pour­tant peu pro­lixe, l’en­tou­rage du chef de l’Etat ne re­chigne pas trop à rap­por­ter ses sub­ter­fuges pour suivre les matchs mal­gré son agen­da pré­si­den­tiel. Obli­gé de man­quer la de­mi-fi­nale de Ligue Eu­ro­pa entre l’OM et Salz­bourg à cause du dé­ca­lage ho­raire pen­dant son dé­pla­ce­ment en Nou­velle-Ca­lé­do­nie, dé­but mai, Emmanuel Ma­cron s’est te­nu in­for­mé du ré­sul­tat par un membre du per­son­nel de l’Ely­sée. Pri­vé de fi­nale pour cause de som­met eu­ro­péen à So­fia, en Bul­ga­rie, il a sui­vi le match grâce à des tex­tos en­voyé par un conseiller de­puis le Stade de France, pré­cise le JDD.

Il en fe­ra pro­ba­ble­ment de même pour cer­tains matchs de la Coupe du monde, même s’il est dé­jà en­ga­gé à re­ve­nir en Rus­sie si les Bleus se qua­li­fient pour les quarts.

Le couple Ma­cron, en tri­bune lors de la fi­nale de la Coupe de France.

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