L’Is­lan­dais reste ge­lé au FCN

Kol­beinn Sig­thors­son, qui fait par­tie des « lof­teurs » à Nantes, af­fronte la France avec la sé­lec­tion is­lan­daise, ce jeu­di soir à Guin­gamp

20 Minutes (Nantes) - - SPORTS NANTES - Da­vid Phe­lip­peau

Il res­te­ra comme l’un des plus grands fias­cos de l’ère Ki­ta. 2 juillet 2015, centre d’en­traî­ne­ment de la Jo­ne­lière, une des re­crues phares de l’été ar­rive dans une grosse cy­lin­drée noire. « Lui, c’est mon joueur ! », éructe, tout fier, le pré­sident nan­tais. Kol­beinn Sig­thors­son, 25 ans, trans­fuge de l’Ajax Am­ster­dam, dé­barque contre un chèque d’une va­leur un peu su­pé­rieure à trois mil­lions d’eu­ros. « Nantes, c’est une belle op­por­tu­ni­té pour moi », dé­cla­rait l’at­ta­quant is­lan­dais à l’époque. Un peu plus de trois ans plus tard, le FCN ne peut pas faire le même constat. De­puis son ar­ri­vée, l’un des plus gros sa­laires du ves­tiaire (entre 150 000 et 200 000 €) a joué à peine trente matchs de L1 et a ins­crit trois buts. Son prêt à Ga­la­ta­sa­ray en 2016 frise le ca­mou­flet. Le joueur traîne une bles­sure au ge­nou, qui lui a va­lu au moins deux opé­ra­tions. Au sein du ves­tiaire, sur­tout lors de sa pre­mière sai­son, l’homme ne fait pas l’una­ni­mi­té. Cer­tains lui re­prochent une at­ti­tude d’« en­fant gâ­té ».

Un dé­part en jan­vier?

Après son prêt à Ga­la­ta­sa­ray (été 2016-dé­cembre 2016), il a même dis­pa­ru des ra­dars pen­dant plu­sieurs mois. Il ré­ap­pa­raît en dé­but d’an­née 2017 à la Jo­ne­lière avec, pour ob­jec­tif per­son­nel, la Coupe du monde avec l’Is­lande. Il joue vingt-cinq mi­nutes en L1 sous les ordres de Ra­nie­ri, ce qui ne suf­fi­ra pas à convaincre le sé­lec­tion­neur is­lan­dais de le prendre pour le Mon­dial.

Cette sai­son, mal­gré sa pré­sence au stage à An­ne­cy en juillet, l’Is­lan­dais, sous contrat jus­qu’en 2020, fait par­tie des ban­nis. Même l’ar­ri­vée de Va­hid Ha­lil­hod­zic ne de­vrait rien chan­ger à son sta­tut. La se­maine der­nière, pour les pre­miers pas du coach bos­nien, Sig­thors­son est res­té s’en­traî­ner à part. « Il joue le jeu et il a un bon état d’es­prit », es­time Sa­muel Fe­nillat, le di­rec­teur du centre de for­ma­tion, qui s’oc­cupe de ce groupe de « lof­teurs ». L’Is­lan­dais est plein de bonne vo­lon­té, mais n’est tou­jours pas épar­gné par son ge­nou et n’est pas en­core au top de sa forme. Pour­tant, ce jeu­di soir, Sig­thors­son pour­rait bien af­fron­ter les Bleus de Des­champs. Il fait en tout cas par­tie du groupe. « Tout le monde s’ac­corde à dire qu’à 100 %, c’est le meilleur at­ta­quant du pays, ex­plique Guillaume, spé­cia­liste du foot is­lan­dais. Contre la Bel­gique [le 11 sep­tembre, dé­faite 0-3 de l’Is­lande], il avait été ova­tion­né quand il est en­tré en jeu. Après, sans jouer en club, tu ne mé­rites pas d’évo­luer en sé­lec­tion… » Et à Nantes, son sort ne de­vrait pas s’ar­ran­ger. « Ma si­tua­tion n’est pas claire, a ex­pli­qué le joueur en dé­but de se­maine. Je de­vrais en sa­voir plus dans le mois qui ar­rive, mais je pour­rais aus­si en­vi­sa­ger un dé­part en jan­vier. » Par­tir loin de Nantes, la seule so­lu­tion, sans au­cun doute pour lui, d’avoir une op­por­tu­ni­té de jouer.

En mars 2016, Kol­beinn Sig­thors­son face au Lyon de Sa­muel Um­ti­ti.

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