20 Minutes (Nantes)

Faut-il s’in­quié­ter pour Des­tre­mau ?

- William Pei­re­ra New Zealand · Zealand

Sé­bas­tien Des­tre­mau nous re­fait le coup de la lan­terne rouge du Ven­dée Globe. Le skip­peur, per­du en mer sur son ba­teau Mer­ci, n’est pas au bout de ses peines. Il vient de dé­pas­ser la Nou­velle-Zé­lande et bas­cu­le­ra, après avoir croi­sé une ou deux îles sur son che­min, sur la route qui le mè­ne­ra vers le point Ne­mo, le plus re­cu­lé du globe. Le tout sur une ma­chine mal pré­pa­rée qui en­chaîne ava­rie sur ava­rie. La der­nière en date? Une fis­sure à l’avant. « J’ai car­ré­ment l’im­pres­sion que le bout de­hors est cas­sé et se dé­so­li­da­rise du ba­teau », ex­pli­quait-il quelques jours plus tôt, tout en écar­tant le scé­na­rio cau­che­mar du dé­mâ­tage. Il n’em­pêche. Est-ce bien rai­son­nable de bas­cu­ler dans le plus vaste océan dans la so­li­tude la plus to­tale (l’avant-der­nier, Ari Huu­se­la, compte 1600 milles d’avance sur lui)? Le di­rec­teur de course, Jacques Ca­raës, fait confiance au Toulonnais mais évoque une si­tua­tion in­con­for­table : « C’est un pro­blème dont on est conscients. Sur ces zones-là il ne reste plus que des ba­teaux d’ex­plo­ra­tion et des pê­cheurs qui sont as­sez rares. Mal­heu­reu­se­ment, je ne peux pas au­jourd’hui lui de­man­der de se re­ti­rer de la course. La seule chose que je peux dire, c’est que la ligne d’ar­ri­vée est ou­verte jus­qu’au 20 avril à 14 h 20. Au-de­là, je l’in­vi­te­rai à re­joindre le port le plus proche. »

Peu concer­né par la di­men­sion spor­tive de l’épreuve, Sé­bas­tien Des­tre­mau en­tend bou­cler son deuxième Ven­dée Globe de rang. En 2016-2017, il l’avait fait en 124 jours. Il lui en reste 57 pour faire au moins aus­si bien.

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Ras­su­rez-vous, le skip­peur n’est pas en­core au fond du trou.
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