20 Minutes (Nantes)

Co­ro­na­vi­rus

La du­rée de l’iso­le­ment des per­sonnes conta­mi­nées par les va­riants al­lon­gée

- Anis­sa Bou­me­diene Health · France

Tes­ter. Iso­ler. Contrô­ler. Et ne pas se lais­ser dé­bor­der. Alors que trois vac­cins sont dis­po­nibles dans l’Hexa­gone, l’ap­pa­ri­tion ces der­nières se­maines de va­riants du co­ro­na­vi­rus sus­cite de vives in­quié­tudes (lire ci-des­sous). Aus­si, la di­rec­tion gé­né­rale de la San­té (DGS) a ex­pli­qué qu’« un ren­for­ce­ment spé­ci­fique [était] pré­vu » pour les va­riants bré­si­lien et sud-afri­cain, dans une note ur­gente pu­bliée di­manche soir à des­ti­na­tion des pro­fes­sion­nels de san­té. Car, bien que leur cir­cu­la­tion soit « au­jourd’hui mi­no­ri­taire », ils pour­raient rendre les vac­cins moins ef­fi­caces. La DGS a donc dé­ci­dé d’alour­dir le pro­to­cole sa­ni­taire en­tou­rant les per­sonnes conta­mi­nées par l’un ou l’autre de ces deux va­riants. Dé­sor­mais, l’iso­le­ment de ces der­nières pas­se­ra à dix jours, contre sept en cas d’in­fec­tion par la souche clas­sique ou par le va­riant bri­tan­nique.

«Ce dé­lai de sept jours, nous étions nom­breux à le trou­ver trop court, rap­pelle le Dr Jean-Paul Ha­mon, pré­sident d’hon­neur de la Fé­dé­ra­tion des mé­de­cins de France. Le ra­me­ner à dix jours semble rai­son­nable. » Par ailleurs, la le­vée de l’iso­le­ment ne se­ra pas au­to­ma­tique. «Du fait de la conta­gio­si­té de ces deux va­riants, un test de sor­tie d’iso­le­ment doit être sys­té­ma­ti­que­ment réa­li­sé pour les per­sonnes qui en sont por­teuses», pré­voit la DGS. S’il est né­ga­tif, pas de pro­blème : elles pour­ront re­prendre leurs ac­ti­vi­tés. En re­vanche, « si le test re­vient po­si­tif, l’iso­le­ment se­ra pro­lon­gé de sept jours après ce ré­sul­tat», ajoute la DGS. Soit au moins dix-sept jours au to­tal. «On sait que les tests PCR mettent du temps à “se né­ga­ti­ver”, ce­la n’a au­cune va­leur, ré­agit Jean-Paul Ha­mon. Des ma­lades ont eu des tests PCR po­si­tifs jus­qu’à cin­quante jours après le pre­mier test po­si­tif, mais les dé­bris de vi­rus dé­tec­tés ne si­gni­fient pas qu’on est en­core conta­gieux. »

Pour ce qui est des cas contact de per­sonnes in­fec­tées par les va­riants bré­si­lien et sud-afri­cain, la DGS élève aus­si le ni­veau de vi­gi­lance. Elles doivent « bé­né­fi­cier d’un test PCR dès l’iden­ti­fi­ca­tion », pré­cise-t-elle. Et même en cas de ré­sul­tat né­ga­tif, elle in­siste sur « l’im­por­tance de bien res­pec­ter la pé­riode de qua­ran­taine de sept jours de­puis le der­nier contact à risque et sur la né­ces­si­té de réa­li­ser un test RT-PCR à J7, à l’is­sue de cette pé­riode ».

«Des ma­lades ont eu des tests po­si­tifs jus­qu’à cin­quante jours après le pre­mier test po­si­tif.»

Jean-Paul Ha­mon, mé­de­cin

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Le dé­lai d’iso­le­ment des per­sonnes conta­mi­nées par les va­riants bré­si­lien et sud-afri­cain se­ra de dix jours, voire dix-sept en cas de nou­veau test po­si­tif.

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