20 Minutes (Nantes)

«Des va­cances à la carte» en Gi­ronde

- A Bor­deaux, Clé­ment Car­pen­tier Travel

Ça y est, les va­can­ciers sont là. « De­puis la fin de se­maine der­nière, on a du monde, ex­plique Lu­cie Lher­mite, res­pon­sable de l’of­fice du tou­risme d’Ar­ca­chon [Gi­ronde]. On voit pas mal de ré­ser­va­tions de der­nière mi­nute. » « On est par­tis un peu à l’ar­rache, re­con­naît Gaëtan, qui sur­veille de loin sa fille Jo­sé­phine sur la plage. On avait vrai­ment be­soin d’un grand bol d’air. »

«Il faut s’adap­ter»

Sur la côte gi­ron­dine, les va­can­ciers viennent donc mal­gré le couvre-feu et les fer­me­tures. «On avait pré­vu le coup, on a pris des jeux de so­cié­té pour les en­fants, on peut aus­si les oc­cu­per avec les écrans, même si on fait at­ten­tion, ra­conte Au­ré­lie. Pour eux, ça ne change pas grand-chose. C’est plus pour nous : on ne peut pas s’of­frir un bon res­to ou sor­tir boire un pe­tit verre le soir.» La res­pon­sable de l’of­fice de tou­risme rap­pelle que des hô­tels « ont mis en place des sys­tèmes de “roo­ming”. C’est-àdire que, même si leur res­tau­rant est fer­mé, ils servent en chambre, c’est un pe­tit plus.» «C’est comme ça de­puis un an, si on veut faire quelque chose, il faut s’adap­ter, re­con­naît Ni­co­las, ar­ri­vé d’Agen. On est sur des va­cances à la carte, sur me­sure.» Pour ce pre­mier jour sur la côte, il a pré­vu une ba­lade à vé­lo avec sa com­pagne.

« C’est le gros avan­tage du coin, il y a plein d’ac­ti­vi­tés de plein air pos­sibles, donc les gens viennent, peu im­porte s’il y a un couvre-feu », s’amuse Béa­trice dans sa bou­tique alors qu’elle se dit « heu­reuse » de voir un peu plus de monde : « De toute ma­nière, ils ne vont pas al­ler sur la dune du Pi­lat à 22 h. »

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