Le sté­ri­let sé­duit plus tôt

Re­jet de la pi­lule, mo­dèles plus adap­tés... De plus en plus de femmes qui n’ont ja­mais eu d’en­fant choi­sissent comme moyen de contra­cep­tion le dis­po­si­tif in­tra-uté­rin.

20 Minutes (Nice) - - LA UNE - Anis­sa Bou­me­diene

« Ce­la fait sept ans que je porte un sté­ri­let et pour rien au monde je ne re­tour­ne­rais à la pi­lule : plus de risque d’ou­bli, plus de mi­graines non plus, mes cycles sont na­tu­rels et mon corps n’est plus sou­mis aux hor­mones.» Comme San­dra, 27 ans, de plus en plus de femmes nul­li­pares (qui n’ont ja­mais eu d’en­fant) choi­sissent comme moyen de contra­cep­tion le dis­po­si­tif in­tra-uté­rin (DIU). «Il y a un fort re­cul de la pi­lule et de tout ce qui est im­plant hor­mo­nal, confirme Jean-Marc Boh­bot, gy­né­co­logue in­fec­tio­logue et co­au­teur de Mi­cro­biote va­gi­nal : la ré­vo­lu­tion rose (éd. Ma­ra­bout). Le sté­ri­let peut être hor­mo­nal, mais c’est sur­tout le non-hor­mo­nal, en cuivre, qui est plé­bis­ci­té. »

Fi­ni, les contre-in­di­ca­tions

Une forte de­mande « fa­ci­li­tée par l’évo­lu­tion tech­no­lo­gique, com­plète Mi­chèle Schef­fler, gy­né­co­logue. De­puis quelques an­nées, la gamme de sté­ri­lets s’est élar­gie, avec des mo­dèles plus pe­tits, plus adap­tés à l’ana­to­mie des femmes nul­li­pares.» Le Dr Boh­bot abonde : «Long­temps, les re­com­man­da­tions sa­ni­taires ex­cluaient ces pa­tientes, en rai­son d’un risque de dé­ve­lop­per une in­fec­tion, la sal­pin­gite, pou­vant en­traî­ner une sté­ri­li­té. Mais les re­com­man­da­tions de la Haute Au­to­ri­té de san­té et la marche à suivre pour évi­ter ce­la ont évo­lué. Dé­sor­mais, on pra­tique sys­té­ma­ti­que­ment au préa­lable un dé­pis­tage pour vé­ri­fier l’ab­sence d’in­fec­tions sexuel­le­ment trans­mis­sibles pou­vant évo­luer en sal­pin­gite. »

Tou­te­fois, « si la pa­tiente est vrai­ment très jeune, je suis ré­ti­cente à la pose d’un DIU, nuance Ma­rie-Claude Be­nat­tar, gy­né­co­logue et au­teure du Pe­tit ma­nuel de soins in­times pour les femmes (éd. Jo­sette Lyon). A par­tir de 25 ans, on a eu le temps d’ex­pé­ri­men­ter la pi­lule, de connaître son corps et de se sen­tir prête à ex­plo­rer une autre contra­cep­tion. » Bon nombre de por­teuses de DIU évoquent une vraie li­bé­ra­tion. «Je le re­com­mande à toutes mes co­pines, s’en­thou­siasme Océane. Une fois po­sé, il est ou­blié. Et vous voi­là tran­quille pour cinq ans.» La col­li­sion au large de la Corse due à des er­reurs hu­maines.

La col­li­sion entre un na­vire tu­ni­sien et un porte-conte­neurs chy­priote, qui avait en­traî­né une pol­lu­tion au large de la Corse en oc­tobre, est due à une sé­rie d’er­reurs hu­maines, se­lon un rap­port d’en­quête pré­sen­té à Tu­nis lun­di. Par exemple, l’of­fi­cier de quart tu­ni­sien ba­var­dait au té­lé­phone, et son ho­mo­logue chy­priote n’était pas non plus at­ten­tif aux alarmes des ra­dars.

Han­di­cap in­ter­na­tio­nal contrainte de quit­ter le Bu­run­di. L’ONG Han­di­cap in­ter­na­tio­nal, pré­sente au Bu­run­di de­puis 1992, a an­non­cé lun­di quit­ter « à grand re­gret » ce pays en rai­son no­tam­ment de l’obli­ga­tion faite par le gou­ver­ne­ment bu­run­dais du « fi­chage eth­nique » de ses em­ployés.

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