Confier ses clés ou gé­rer, telle est la ques­tion

Les pro­prié­taires peuvent pas­ser par une agence ou as­su­rer eux-mêmes la lo­ca­tion de leur bien

20 Minutes (Paris) - - IMMOBILIER - An­toine Ma­gal­lon

C’est fait. Les prêts sont ac­cor­dés et les do­cu­ments si­gnés. Vous l’avez votre T2 en cen­tre­ville « idéal pour jeune couple ». Ne reste plus qu’à mettre une an­nonce et trou­ver les fu­turs oc­cu­pants. A par­tir de là, faut-il gé­rer soi-même son bien, de­puis la re­cherche du lo­ca­taire à la ré­pa­ra­tion des fuites d’eau, ou en­ga­ger un pro­fes­sion­nel (dans la ma­jo­ri­té des cas, un agent im­mo­bi­lier) pour faire le taf?

Se­lon Laurent Ra­dix, le pré­sident de Pa­ru­ven­du.fr, la ma­jo­ri­té des pro­prié­taires choi­sissent la se­conde op­tion : « Sur nos 38 500 an­nonces de lo­ca­tions im­mo­bi­lières, 75% émanent de pro­fes­sion­nels.» Pour notre ex­pert il n’y au­rait pas « de gros avan­tages » à se dé­brouiller seul. « Trou­ver un lo­ca­taire, ce n’est pas très com­pli­qué car le mar­ché est ten­du, sur­tout à Pa­ris. En re­vanche, faire un bon état des lieux à la sor­tie et à l’ar­ri­vée, c’est plus com­pli­qué. Quel­qu’un qui n’a pas l’ha­bi­tude ne ver­ra pas cer­tains dé­fauts. Même chose avec le sui­vi du lo­ca­taire et tous les pe­tits tra­vaux ha­bi­tuels (chan­ger un store par exemple), qui sont très chro­no­phages. Sur­tout si vous n’ha­bi­tez pas la ville dans la­quelle se trouve le bien».

Le prix de la tran­quilli­té

Ce n’est pas une sur­prise, choi­sir le confort et la sé­ré­ni­té, ça coûte bon­bon. «En moyenne, 8% du loyer an­nuel, sa­chant que la qua­li­té de ser­vice est très aléa­toire », ex­plique Thi­baud Fi­ly, co­fon­da­teur de Bail­fa­cile.fr. A Pa­ris, le site de ges­tion lo­ca­tive Ho­me­pi­lot éva­luait en 2017 le prix de la tran­quilli­té à 12,3 % du loyer an­nuel charges com­prises. De quoi en­ta­mer sé­rieu­se­ment la ren­ta­bi­li­té de l’in­ves­tis­se­ment.

Faire par ses propres moyens c’est aus­si, par­fois, tis­ser une re­la­tion pri­vi­lé­giée avec l’oc­cu­pant des lieux. « Le dia­logue est sou­vent très mé­ca­nique avec une agence, note Laurent Ra­dix. Là il est pos­sible de s’ar­ran­ger, de dis­cu­ter et d’an­ti­ci­per d’éven­tuels pro­blèmes ». Faire ou lais­ser faire, le di­lemme de tout pro­prié­taire.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.