20 Minutes (Paris)

Vi­dal sous le feu des cri­tiques

- Del­phine Ban­caud Politics

Jeu­di, Fré­dé­rique Vi­dal, la mi­nistre de l’En­sei­gne­ment su­pé­rieur et de la Re­cherche, a en­core dû en­tendre ses oreilles sif­fler. L’Unef a en ef­fet ap­pe­lé les étu­diants à des­cendre mas­si­ve­ment dans la rue pour ré­cla­mer la ré­ou­ver­ture des facs et des me­sures d’ur­gence contre la pré­ca­ri­té. Une dé­cep­tion dont Fré­dé­rique Vi­dal fait les frais, même si les dé­ci­sions re­la­tives à la crise sa­ni­taire sont prises par l’Ely­sée et Ma­ti­gnon.

Pour cer­tains ac­teurs du monde édu­ca­tif, c’est le positionne­ment po­li­tique de la mi­nistre qui ex­pli­que­rait que les ques­tions étu­diantes n’aient été mises sur le de­vant de la scène mé­dia­tique que ré­cem­ment : « La mi­nistre n’a pas as­sez de poids po­li­tique au sein du gou­ver­ne­ment pour faire suf­fi­sam­ment avan­cer cer­tains dos­siers », es­time Fré­dé­ric Mar­chand, se­cré­taire gé­né­ral de l’Un­sa Edu­ca­tion. Cer­tains re­prochent aus­si à la mi­nistre d’avoir pris trop tard la me­sure des consé­quences de la crise sa­ni­taire. «Une aide de 200 € a été ver­sée en mai aux étu­diants les plus pré­caires, alors que le confi­ne­ment a com­men­cé le 17 mars et que beau­coup étaient alors pri­vés de job, es­time Paul Mayaux, pré­sident de la Fage. Et la deuxième aide de 150 € n’a été an­non­cée qu’en no­vembre. »

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La mi­nistre de l’En­sei­gne­ment su­pé­rieur, le 27 jan­vier à Pa­ris.

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