20 Minutes (Paris)

L’un des bra­queurs de la star en 2016 livre le mode opé­ra­toire

Quatre ans après le bra­quage de Kim Kar­da­shian, Yu­nice Ab­bas pu­blie un livre

- Pro­pos re­cueillis par Ca­ro­line Po­li­ti Celebrities · Paris · Kim Kardashian · Into the Night

Dans la nuit du 2 au 3 oc­tobre 2016, cinq bra­queurs pé­nètrent dans un hô­tel ul­tra­sé­lect, à Pa­ris. A l’in­té­rieur : une seule cliente, Kim Kar­da­shian. Les vo­leurs s’em­parent de ses bi­joux et prennent la fuite. Plus tard, les en­quê­teurs pro­cé­de­ront à une vague d’in­ter­pel­la­tions. En juin, le par­quet a ré­cla­mé les as­sises contre 12 per­sonnes. Par­mi elles, Yu­nice Ab­bas, 67 ans. Dans un livre qui vient de pa­raître, J’ai sé­ques­tré Kim Kar­da­shian (éd. L’Ar­chi­pel), il donne sa ver­sion des faits.

Pour­quoi avoir dé­ci­dé d’écrire un livre sur ce « casse du siècle », alors que votre pro­cès n’a pas eu lieu ?

Ça vient d’une frus­tra­tion. Quand cer­tains jour­na­listes af­firment que la broche tom­bée de mon sac a per­mis de re­mon­ter jus­qu’à nous, c’est to­ta­le­ment faux. Non seule­ment j’avais des gants, mais, sur­tout, je ne l’ai ja­mais tou­chée. Je vou­lais don­ner ma ver­sion des faits, sur­tout avant le pro­cès.

Pour­quoi choi­sir de bra­quer l’une des stars les plus connues de la pla­nète ?

Son nom me di­sait va­gue­ment quelque chose, sans plus. C’est un ami de longue date, «la Pince», qui m’a pro­po­sé de me faire un peu d’ar­gent. Il avait pro­cé­dé à tous les re­pé­rages. J’ai ac­cep­té une ou deux se­maines avant le bra­quage.

Vous ne vous at­ten­diez pas à un tel bu­tin…

Prendre de tels risques doit va­loir le coup. On s’at­ten­dait donc à vo­ler sa fa­meuse bague de fian­çailles à 4 mil­lions d’eu­ros. On a eu un bo­nus, tant mieux ! [Le mon­tant to­tal du bu­tin est es­ti­mé à 9 mil­lions d’eu­ros. La star était en pos­ses­sion de bi­joux prê­tés par des joailliers pen­dant la fa­shion week.]

Dans votre livre, vous ad­met­tez des er­reurs mais re­fu­sez le terme de pieds ni­cke­lés…

Mal­gré les im­pon­dé­rables, l’af­faire est réus­sie : nous avons ré­cu­pé­ré la bague, et même d’autres bi­joux, sans bles­ser per­sonne.

Com­ment ex­pli­quez-vous alors que vous ayez été in­ter­pel­lé quelques mois après le bra­quage ?

La grosse conne­rie, c’est l’ADN qu’ils ont re­trou­vé sur les lieux. Mais on a fait d’autres er­reurs, no­tam­ment d’at­tendre pour re­vendre la mar­chan­dise.

« A l’ori­gine, il était conve­nu qu’il n’y ait pas d’arme.»

Vous op­po­sez beau­coup dans votre livre les ban­dits à l’an­cienne à ceux de la nou­velle gé­né­ra­tion…

Il y avait une éthique qu’il n’y a plus. On s’en pre­nait aux biens, pas aux gens.

Kim Kar­da­shian ra­conte qu’elle a été me­na­cée avec une arme…

A l’ori­gine, il était conve­nu qu’il n’y ait pas d’arme. Moi, je ne l’ai pas vue. En re­vanche, je ne nie pas la vio­lence qu’elle a res­sen­tie.

Dans le livre, vous don­nez beau­coup de dé­tails. Vous n’avez pas peur de pas­ser pour une « ba­lance » ?

Je ne dis rien qui ne soit pas au dos­sier. Je n’ai tra­hi au­cun se­cret.

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La bague de fian­çailles de la star a été dé­ro­bée dans un hô­tel en oc­tobre 2016.
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