20 Minutes (Paris)

Hugo Be­cker se mue en père et le charme opère

Dans «Je te pro­mets», ce lun­di sur TF1, Hugo Be­cker in­carne Paul Gal­lo, un père ai­mant et tor­tu­ré, que l’ac­teur ad­mire pour son «hu­ma­ni­té»

- Anne De­mou­lin Milo Ventimiglia · Us (2019 film) · TF1 · François Mitterrand

Un pa­ri a prio­ri casse-gueule. Hugo Be­cker in­carne Paul Gal­lo, le double français de l’em­blé­ma­tique Jack Pear­son (Mi­lo Ven­ti­mi­glia) dans le re­make de This is Us, Je te pro­mets, dif­fu­sé ce lun­di à 21 h 05 sur TF1. « C’est d’ailleurs pour ça que j’ai eu en­vie de par­ti­ci­per à l’adap­ta­tion. J’avais en­vie de re­le­ver un dé­fi qui pa­rais­sait ex­trê­me­ment ris­qué», ra­conte l’ac­teur, avec qui

20 Mi­nutes s’est en­tre­te­nu au té­lé­phone juste avant le lan­ce­ment de la sé­rie.

Ré­fé­rence au Mon­dial de 1998

Si Hugo Be­cker, vu no­tam­ment dans Ba­ron noir, ne ta­rit pas d’éloges sur la sé­rie ori­gi­nale, qu’il juge «ex­trê­me­ment réus­sie », il es­time que la trame de This is Us consti­tue le ma­té­riel idéal pour une adap­ta­tion : « Elle pour­rait être adap­tée dans énor­mé­ment de pays. S’il y avait une adap­ta­tion chi­noise, ça m’in­té­res­se­rait de re­gar­der ! Car la sé­rie ra­conte l’his­toire d’une fa­mille sur plu­sieurs dé­cen­nies. Et les ré­fé­rences cultu­relles, les mu­siques écou­tées, les pu­bli­ci­tés re­gar­dées, les hommes po­li­tiques qui ont fas­ci­né, les rêves qu’on peut avoir à une époque, les avan­cées so­ciales ne sont pas les mêmes par­tout. » Le re­make français com­mence ain­si le jour de l’élec­tion de Fran­çois Mit­ter­rand et évoque le Mon­dial de foot de 1998. « L’adap­ta­tion m’a per­mis d’ajou­ter de la noir­ceur au per­son­nage de Paul», pré­cise Hugo Be­cker. Si Paul Gal­lo est tou­jours un père at­ten­tif à l’épa­nouis­se­ment de ses en­fants, il est plus tor­tu­ré que dans la ver­sion amé­ri­caine. L’ac­teur le voit comme quel­qu’un de ti­raillé entre «sa vo­lon­té de pa­raître ex­trê­me­ment so­lide ex­té­rieu­re­ment» et «la lutte qu’il peut avoir in­té­rieu­re­ment».

Pour lui, son per­son­nage est ani­mé par « une vo­lon­té et une dé­ter­mi­na­tion in­éga­lables. Ce qui me plaît le plus chez lui, c’est son hu­ma­ni­té, mal­gré tout ce qu’il a pu en­du­rer, mal­gré les claques dans la gueule et les épreuves. » C’est d’ailleurs ce que le co­mé­dien es­père que la sé­rie trans­met­tra à ses té­lé­spec­ta­teurs : « Elle ren­voie beau­coup d’es­poir, vu la conjonc­ture ac­tuelle, avec la si­tua­tion sa­ni­taire, et même avant, parce qu’on a tra­ver­sé des pé­riodes dif­fi­ciles so­cia­le­ment. Alors, j’avais en­vie de plon­ger dans ce grand pro­jet qui en­voie de l’es­poir à l’hu­ma­ni­té. Ça me te­nait à coeur. »

 ??  ??
 ??  ?? Hugo Be­cker ra­conte à 20 Mi­nutes pour­quoi ce rôle l’a sé­duit.
Hugo Be­cker ra­conte à 20 Mi­nutes pour­quoi ce rôle l’a sé­duit.

Newspapers in French

Newspapers from France