20 Minutes (Paris)

Une in­fir­mière face aux juges pour des vio­lences contre des po­li­ciers

- C.P.

La scène avait sus­ci­té la po­lé­mique. Quelques se­maines après la fin de la pre­mière vague de Co­vid19, pen­dant la­quelle le tra­vail des soi­gnants a été mis en lu­mière et sa­lué, une in­fir­mière était in­ter­pel­lée, main­te­nue au sol, par des po­li­ciers en marge d’une ma­ni­fes­ta­tion pour la re­va­lo­ri­sa­tion de l’hô­pi­tal. Ce lun­di, Fa­ri­da C. est ju­gée de­vant la 29e chambre du tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Pa­ris, no­tam­ment pour ou­trages et vio­lences sans in­ter­rup­tion to­tale de tra­vail sur per­sonne dé­po­si­taire de l’au­to­ri­té pu­blique. Des vi­déos la montrent, en ef­fet, je­ter ce qui semble être des mor­ceaux de bi­tume en di­rec­tion des forces de l’ordre peu avant son in­ter­pel­la­tion.

En garde à vue, elle avait re­con­nu son geste, ac­com­pa­gné d’un doigt d’hon­neur, tout en af­fir­mant n’avoir ja­mais cher­ché à at­teindre les forces de l’ordre. Elle avait alors évo­qué une ac­tion sym­bo­lique, di­ri­gée contre l’Etat. « Même si elle as­sume, ma cliente est in­quiète, af­firme son avo­cat, Me Arié Ali­mi. Elle craint de don­ner une mau­vaise image des soi­gnants alors qu’elle était à cette ma­ni­fes­ta­tion pour dé­fendre l’hô­pi­tal.» Le con­seil pré­cise que, si elle re­con­naît une par­tie des faits qui lui sont re­pro­chés, elle nie avoir pro­fé­ré des in­jures à l’en­contre des po­li­ciers comme ce­la lui est re­pro­ché ou avoir fait preuve de ré­bel­lion. Fa­ri­da C. en­court jus­qu’à trois de pri­son et 45000€ d’amende.

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