Les cent meilleurs ou­vriers de France passent à table

20 Minutes (Strasbourg) - - NEWS - Ma­ria Aït Oua­riane

Pour son 100e épi­sode, dif­fu­sé mer­cre­di à 21 h sur M 6, « Top Chef » met les pe­tits plats dans les grands et s’ins­talle dans les Grandes Ecu­ries du châ­teau de Chan­tilly (Oise). Dans ce chef-d’oeuvre ar­chi­tec­tu­ral, les sept can­di­dats res­tants doivent pré­pa­rer 100 bou­chées, désos­ser un oi­seau, fon­cer une tarte et la chi­que­ter, faire un po­chage Saint-Ho­no­ré et réa­li­ser un taillage de cham­pi­gnons. Le tout sous le re­gard de 100 meilleurs ou­vriers de France (MOF). La ve­nue de ces cui­si­niers de ta­lent re­pré­sente un dé­fi de taille pour les can­di­dats. « C’est un peu comme quand le guide Michelin vient, on ne ri­gole pas, ex­plique la cheffe Hé­lène Dar­roze, à la tête d’une bri­gade. Sai­son après sai­son, de plus en plus de grands chefs veulent ve­nir, et tous sont scot­chés par le ni­veau des can­di­dats et le sé­rieux du concours. » Pour les can­di­dats, l’ex­pé­rience se ré­vèle très for­ma­trice, même si un MOF ad­met que « c’est un peu chi­mé­rique de faire croire aux jeunes qu’ils peuvent de­ve­nir pâ­tis­sier ou cho­co­la­tier en un cla­que­ment de doigts. Il faut re­mettre les choses à leur place. »

« Un mé­tier dif­fi­cile »

Un can­di­dat a per­du tous ses moyens lors de l’épreuve du désos­sage de l’oi­seau et a sus­ci­té l’in­di­gna­tion des MOF : « On ne baisse pas les bras dans ce mé­tier. » Mais c’est en mon­trant cette part de réa­li­té que ce 100e épi­sode re­pré­sente un moyen de confir­mer la place im­por­tante d’une émis­sion comme « Top Chef » dans le monde cu­li­naire. « On sait que c’est un mé­tier dif­fi­cile, es­time le chef Mi­chel Sar­ran. On dé­couvre là une autre fa­cette, car même si on voit qu’il y a de la ri­gueur, de l’ex­cel­lence, un vrai in­ves­tis­se­ment, il y a quelque chose de très hu­main qui trans­pa­raît dans l’émis­sion. » Les MOF ont re­mar­qué chez les can­di­dats un réel manque de tech­nique de base, même s’ils res­tent conscients de la dif­fi­cul­té du concours et du stress que re­pré­sente le tour­nage d’une émis­sion de té­lé­vi­sion. « Je sais que je n’ai pas les can­di­dats les plus tech­niques, donc je leur ai sur­tout don­né le con­seil de prendre du plai­sir et de don­ner le meilleur d’eux-mêmes », ex­plique Hé­lène Dar­roze. Cette an­née, « Top Chef » a ses pe­tits chou­chous, dont Geof­frey qui étonne par sa créa­ti­vi­té mais qui agace par son manque de tech­nique. Les juges pri­vi­lé­gie­ront-ils la maî­trise des bases ou l’in­ven­ti­vi­té lors de cette émis­sion spé­ciale ? Ré­ponse mer­cre­di soir.

Cent meilleurs ou­vriers de France par­ti­cipent à cette émis­sion spé­ciale.

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