Paye ton like, c’est peut-être bien­tôt

20 Minutes (Strasbourg) - - ACTUALITÉ - Ma­rie de Four­nas

Fa­ce­book

L’agence Bloom­berg a ré­cem­ment as­su­ré que Fa­ce­book tra­vaillait sur une va­riante payante et sans pu­bli­ci­té de son ser­vice. Il n’existe pas de preuves concrètes, mais plu­sieurs points laissent pen­ser qu’un Fa­ce­book pour abon­nés pour­rait trou­ver des adeptes. « Il y au­ra tou­jours une ver­sion de Fa­ce­book qui res­te­ra gra­tuite. » Cette phrase énig­ma­tique a été lan­cée par Mark Zu­cker­berg de­vant le Con­grès amé­ri­cain le 11 avril, alors qu’il était au­di­tion­né dans le cadre de l’af­faire Cam­bridge Ana­ly­ti­ca.

«Sché­ma ul­tra ren­table»

Avec cette af­faire qui a fait la une des jour­naux, « la plu­part des gens se sont ren­du compte que si Fa­ce­book était gra­tuit, c’est parce que ce sont eux les pro­duits», ex­plique à 20 Mi­nutes Sté­pha­nie La­porte, di­rec­trice du mas­ter de com­mu­ni­ca­tion di­gi­tale et de com­mu­ni­ty ma­na­ger à l’In­seec. Le mo­dèle éco­no­mique de Fa­ce­book est fon­dé sur la pu­bli­ci­té, « un sché­ma ul­tra ren­table qui jus­ti­fie que ja­mais la ver­sion gra­tuite ne dis­pa­raî­tra au pro­fit d’une ver­sion par abon­ne­ment, beau­coup moins in­té­res­sante », pour­suit Sté­pha­nie La­porte. Une ver­sion pre­mium de Fa­ce­book se­rait-elle la so­lu­tion pour gar­der les uti­li­sa­teurs qui ne sou­haitent pas que leurs don­nées soient uti­li­sées ? Pas ac­tuel­le­ment pour la spé­cia­liste des ré­seaux so­ciaux, «car si vous êtes dé­jà ins­crit sur Fa­ce­book, ce der­nier conser­ve­ra tout de même vos don­nées. » Se­lon Sté­pha­nie La­porte, on pour­rait ima­gi­ner une ver­sion payante dans un fu­tur, mais loin­tain.

Mark Zu­cker­berg le 11 avril de­vant le Con­grès amé­ri­cain.

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