Un ul­time hom­mage a été ren­du à Nao­mi Mu­sen­ga

Hom­mage Mer­cre­di, une marche blanche a eu lieu à Stras­bourg en mé­moire de la jeune femme dé­cé­dée mal­gré ses ap­pels au Sa­mu

20 Minutes (Strasbourg) - - LA UNE - Alexia Ighir­ri

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Réunis pour rendre hom­mage à Nao­mi Mu­sen­ga. Mer­cre­di après­mi­di, plu­sieurs cen­taines de per­sonnes ont par­ti­ci­pé à la marche blanche et pa­ci­fique à Stras­bourg en mé­moire de la jeune femme, 22 ans, dé­cé­dée après que son ap­pel au Sa­mu n’ait pas été pris au sé­rieux.

« Cette his­toire m’a tou­chée »

Dans la foule, amas­sée place Klé­ber avant de se di­ri­ger vers la place de la Bourse, Abel lève sa pan­carte por­tant l’ins­crip­tion « Jus­tice pour Nao­mi ». « Je suis ve­nu lui rendre hom­mage et pré­sen­ter mes condo­léances à sa fa­mille, ex­plique-t-il. Il ne faut pas que ça se re­pro­duise, parce que ça au­rait pu ar­ri­ver à n’im­porte qui ». Gla­dys « te­nait ab­so­lu­ment à être là. Cette his­toire m’a tou­chée, ça m’a don­né la chair de poule », ra­conte celle qui était ac­com­pa­gnée de ses deux filles. Cer­tains membres de la fa­mille de Nao­mi ont pris la pa­role avant la marche. « Peut-être que Nao­mi n’a plus de voix pour conti­nuer à par­ler, mais par vous, nous avons par­lé, a dé­cla­ré sa mère. Par vous, Nao­mi conti­nue son oeuvre, s’est ex­pri­mé sa mère. On ne veut pas cri­bler l’ap­pa­reil mé­di­cal, mais on veut que cet ap­pa­reil ne soit pas faus­sé par des gens qui n’ont rien à y faire. » Et d’ajou­ter : « Nao­mi n’est pas un nu­mé­ro qu’on peut comp­ter dans une salle de morgue. Mais une per­sonne. » A la fin d’un calme dé­fi­lé, une mi­nute de si­lence a été res­pec­tée, avant que des « Jus­tice pour Nao­mi » ou « La vé­ri­té pour la fa­mille » ne soient scan­dées à de mul­tiples re­prises.

Les pa­rents de Nao­mi (en haut) étaient pré­sents à la marche blanche.

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