Un hom­mage à leur vieux co­pain

A Sé­les­tat, un fan a ou­vert un res­tau­rant en sou­ve­nir de John­ny Hal­ly­day

20 Minutes (Strasbourg) - - GRAND STRASBOURG - Gilles Va­re­la

Oh John­ny, si tu sa­vais... A Sé­les­tat, il y a quelque chose de Ten­nes­see. Au res­tau­rant La Table de John­ny, le Ga­brielle – le ham­bur­ger ve­dette – est le plus de­man­dé de l’éta­blis­se­ment. Les Hey Jo et Saint Barth ont aus­si leurs adeptes. Et pour le des­sert, de nom­breux clients optent pour le fon­dant au cho­co­lat, Noir c’est noir. Cô­té am­biance mu­si­cale, les meilleurs concerts de l’ar­tiste passent en boucle sur un écran. Quand ce ne sont pas des so­sies qui viennent chan­ter, pour le plus grand bon­heur des convives.

Des fans ve­nus de par­tout

« Les fans se pressent pour par­ta­ger leur amour pour John­ny », se ré­jouit le te­nan­cier. Même s’il re­con­naît qu’en se­maine, la salle pour­rait être plus rem­plie. « Mais les gens ou les groupes de vi­si­teurs aiment ve­nir en fin de se­maine et se cou­cher plus tard ». Ici, c’est au pré­sent bien souvent que l’on parle du chan­teur. La porte d’en­trée est en­ca­drée par une Har­ley et un juke-box, un mo­dèle dé­di­ca­cé. « Souvent les en­fants, lors­qu’ils passent de­vant la vi­trine se mettent à chan­ter du John­ny, ça fait chaud au coeur », se ré­jouit Ger­maine.

Un suc­cès qui a de la gueule, et cer­tains fans viennent même de très loin pour par­ta­ger ces ins­tants de com­mu­nion. De Saint-Barth par exemple. « Un couple a fait le dé­tour en Al­sace spé­cia­le­ment pour La table de John­ny », ra­conte Lu­cien qui liste ceux ve­nus de par­tout en France et même de Bel­gique, de Suisse, d’Es­pagne. « Les fans de Claude Fran­çois ont le Mou­lin, il fal­lait un en­droit pour se re­cueillir [dans l’Est] », as­sure sans mo­des­tie Lu­cien. Un suc­cès qui va s’écrire sur un livre d’or, ou­vert il y a quelques jours sur les conseils d’une cliente. « Oui, de­puis un an, nous re­ce­vons plein

de lettres, des mes­sages et souvent les gens veulent se faire prendre en pho­to avec moi », ra­conte le tau­lier qui aime pas­ser de table en table, lors­qu’il n’a pas don­né les clés du res­to à son fils, pour évoquer des sou­ve­nirs avec les clients. Mais l’un des plus gros suc­cès, c’est aus­si les sets de tables, avec en im­pri­mé des pho­tos de John­ny. « Souvent les gens ne s’en servent pas et re­partent avec, pour les plas­ti­fier ou les en­ca­drer », confie non sans fier­té Lu­cien. Quant aux his­toires au su­jet de la suc­ces­sion ? « Les clients n’en parlent pas, non », as­sure le res­tau­ra­teur. « C’est une his­toire de fa­mille. Mais de toute fa­çon, pour moi, le plus gros hé­ri­tage, c’est de s’ap­pe­ler Hal­ly­day, d’avoir son nom. Je pré­fé­re­rais ça que d’avoir cinq mil­lions. »

Lu­cien Rees et son res­tau­rant, La Table de John­ny à Sé­les­tat, ont du suc­cès.

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