Le PSG, dé­ta­ché de presse

Pa­ris maî­trise de plus en plus sa com­mu­ni­ca­tion avec les mé­dias

20 Minutes (Strasbourg) - - SPORTS - Ju­lien La­loye

At­mo­sphère de dé­fiance bon en­fant du cô­té de Saint-Ger­main-en-Laye, mar­di après-mi­di, où nous avons ob­ser­vé le nou­vel af­front fait à notre confrère de L’Equipe, pri­vé de point presse de veille de match contre Guin­gamp, en quart de fi­nale de la Coupe de la Ligue. Une scène qui se ré­pète de­puis trois se­maines et la pu­bli­ca­tion de l’ar­ticle « Fair-play fi­nan­cier : le PSG contraint de perdre Mbap­pé ou Ney­mar en cas de sanc­tions?» 20 Mi­nutes, qui ne fait pas par­tie des sui­veurs ré­gu­liers du club pa­ri­sien, n’a eu au­cun re­tour sur les ar­ticles pu­bliés, hor­mis un tex­to de la com du club pour se plaindre d’une re­prise d’un su­jet d’El Pais sur la mau­vaise en­tente sup­po­sée entre Ney­mar et Cavani. Un ar­ticle si­gné Die­go Torres, qui est lui-même pri­vé de ques­tions lors des points presse du Real Madrid, le club qu’il suit au quo­ti­dien. «Il y a une ten­dance ma­jeure des très grands clubs à vou­loir contrô­ler les in­fos qui sortent sur eux, es­time notre confrère es­pa­gnol. Au Real, les confé­rences de presse sont contrô­lées en amont, avec des jour­na­listes qui col­la­borent d’une ma­nière ou d’une autre à la chaîne du club. Ceux qui sont in­dé­pen­dants n’ont

« Il y a une ten­dance des grands clubs à contrô­ler les in­fos qui sortent sur eux. » Le jour­na­liste Die­go Torres

presque ja­mais la pa­role.» La li­ber­té de la presse n’est pas le concept le mieux par­ta­gé dans les clubs de foot. Entre Alex Fer­gu­son, l’ex-coach de Man­ches­ter Uni­ted, qui re­fuse de par­ler à la BBC pen­dant sept ans à cause d’un re­por­tage sur le bu­si­ness de son fils, et Ben­fi­ca, qui ban­nit plu­sieurs mé­dias de la salle de presse à cause « de leur ligne édi­to­riale », le PSG avait des mo­dèles à (ne pas) suivre. Alors que de plus en plus de mé­dias in­ter­na­tio­naux s’in­té­ressent à Pa­ris de­puis l’ar­ri­vée des Qa­ta­ris, les ca­naux d’in­for­ma­tion ont chan­gé pour tout le monde. «Quand je suis ar­ri­vé au ser­vice des sports du Pa­ri­sien en 2011, nous étions sur le rythme d’une in­ter­view par se­maine, ex­plique le jour­na­liste Ro­nan Folgoas. A par­tir de 2012-2013, les stars sont ar­ri­vées, et le rythme a com­men­cé à di­mi­nuer.» Pour­tant, il faut bien conti­nuer à par­ler du PSG, et même de plus en plus, au vu de son nou­veau sta­tut. Sauf que le club est au­jourd’hui moins dé­pen­dant des mé­dias que l’in­verse, et surfe sur l’im­pres­sion de «ba­shing» res­sen­tie par cer­tains de ses sup­por­ters, qui pré­fèrent par­fois se tour­ner vers des mé­dias « pa­ri­sia­nistes ». « Le contexte pa­ri­sien est très com­pli­qué, conclut Fran­cis Graille, ex-pré­sident du PSG. De là à pen­ser qu’il y a une cam­pagne de dé­sta­bi­li­sa­tion contre le club… Il vaut mieux voir les mé­dias comme des par­te­naires plu­tôt que comme des ad­ver­saires. » L’Egypte ac­cueille­ra la CAN. Après plus d’un mois de sus­pense, le pays nord-afri­cain a été re­te­nu mar­di pour or­ga­ni­ser dans moins de six mois, en rem­pla­ce­ment du Ca­me­roun, la Coupe d’Afrique des na­tions. L’Egypte a été pré­fé­rée à l’Afrique du Sud.

Les jour­na­listes de L’Equipe ne peuvent plus as­sis­ter aux points presse du PSG.

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