Un al­bum à trois

20 Minutes (Toulouse) - - Culture - C. W.

Du Louise At­taque, du vrai, à la dif­fé­rence près qu’au lieu de quatre, ils ne sont plus que trois à par­ta­ger la scène, Alexandre Mar­graff ayant quit­té la piste. Sans bat­teur, que de­vient donc Louise ? Un pro­jet in­com­plet et ban­cal ? Non. « On s’est ren­du compte qu’on était plu­tôt trois à al­ler dans une même di­rec­tion, et pas quatre, confie Ar­naud Sa­muel, le vio­lo­niste. Ça s’est fait comme ça. Et ça a bien sûr été dou­lou­reux et triste. » Mais pas au point de bais­ser les bras. « Ano­ma­lie, ça peut faire al­lu­sion aux ac­ci­dents de par­cours. Se re­trou­ver à trois, c’est une contrainte, mais aus­si un nou­veau dé­part », ana­lyse-t-il. Ce 4e al­bum ac­cueille des nou­veau­tés mé­lo­diques – élec­tro no­tam­ment, afin de com­bler le vide du bat­teur –, tout en gar­dant les élé­ments qui ont fait le suc­cès de Louise At­taque : ri­tour­nelles, vio­lon ef­fré­né et la voix si re­con­nais­sable de Gaë­tan Rous­sel. « On s’est pous­sé les uns les autres à ne pas re­pro­duire la même chose qu’avant, même s’il reste nos propres iden­ti­tés et l’ADN du groupe », ex­plique le vio­lo­niste. De ce qua­trième al­bum, se dé­gagent un sen­ti­ment d’ur­gence et une forte mé­lan­co­lie que le groupe at­tri­bue aux évé­ne­ments de 2015.

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