Com­man­dée par la mai­rie, ef­fa­cée par la voi­rie

20 Minutes (Toulouse) - - CULTURE -

Une oeuvre de C215, qui fai­sait par­tie d’une com­mande de la mai­rie de Reims pour faire la pro­mo­tion du cé­lèbre ar­tiste de street art en vue d’une ex­po­si­tion, a été ef­fa­cée par la bri­gade an­ti-tags de la ville, a-t-on ap­pris sa­me­di. « Il y a eu un pe­tit couac : les ser­vices qui ont “dea­lé” avec C215 ont ou­blié de pré­ve­nir le ser­vice pro­pre­té. Ils n’ont pas dit qu’il y avait quatre grafs qu’il ne fal­lait pas ef­fa­cer », a in­di­qué une at­ta­chée de presse de la mai­rie, confir­mant une in­for­ma­tion du jour­nal L’Union. La di­rec­tion culture et celle char­gée des évé­ne­ments avaient de­man­dé à l’ar­tiste de réa­li­ser plu­sieurs oeuvres dans la ville, alors que cet as du po­choir fe­ra au prin­temps l’ob­jet d’une grande ré­tros­pec­tive dans la ville, sur près de 600 m2. L’oeuvre ef­fa­cée, qui re­pré­sen­tait un gar­çon bou­deur age­nouillé, a été peinte sur un trans­for­ma­teur à cô­té de l’hô­tel de ville. L’ar­tiste a ex­pli­qué que la dé­té­rio­ra­tion d’oeuvres pou­vait ar­ri­ver dans le street art. « Là où j’ai été sur­pris c’est qu’elle a été net­toyée par la ville, alors qu’elle me l’a com­man­dée. Il y a eu une confu­sion entre les ser­vices et une pe­tite er­reur », a-t-il dé­cla­ré.

C215 avait peint son oeuvre sur un trans­for­ma­teur à Reims.

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