Morts-vi­vants

20 Minutes (Toulouse) - - Guide - De 9 à 24 €. De jeudi à sa­me­di, au théâtre Ga­ronne, 05 62 48 54 77.

« Ce que j’ai res­sen­ti ces jours-là n’était pas seule­ment des émo­tions né­ga­tives : il y avait aus­si de l’es­poir. » Cet es­poir, dont parle To­shi­ki Oka­da, il l’avoue, il l’a au­jourd’hui per­du. Et avec son spec­tacle, on a l’im­pres­sion qu’il tente de re­mettre la main des­sus. A tra­vers trois per­son­nages, un homme han­té par deux femmes (l’une morte, l’autre vi­vante), l’au­teur dis­sèque les ré­per­cus­sions de la triple ca­tas­trophe en jouant avec le pas­sé et le fu­tur, mais aus­si les sou­ve­nirs, tout en fai­sant co­exis­ter les vi­vants et les morts. On a l’im­pres­sion qu’il fait sa propre psy­cho­thé­ra­pie. Ils au­raient pu se conten­ter de faire du mé­tal. Lou­pé. Si­di­lar­sen n’a vi­si­ble­ment que faire des fron­tières mu­si­cales. Dès leur pre­mier al­bum, en 2003, ces Arié­geois d’ori­gine ont op­té pour un sa­vant et ex­plo­sif mé­lange de rock-mé­tal-elec­tro où le son des ma­chines ri­va­lise avec les riffs de gui­tares. Et vi­si­ble­ment, ça leur réus­sit : ils ont sor­ti cette an­née leur sixième al­bum, Dan­ce­floor Bas­tards. Mais pour me­su­rer la di­men­sion de ce groupe, une seule so­lu­tion : al­ler les voir sur scène. Ma­thilde Ra­made aime le mé­lange des genres. Il n’y a qu’à je­ter un oeil sur son spec­tacle, à mi-che­min entre le conte pour en­fants et la co­mé­die mu­si­cale. L’his­toire ? Un roi aus­si pe­tit que mé­chant veut s’as­su­rer une gloire éter­nelle en ef­fa­çant tous les hé­ros des autres contes. Pas ga­gné. La prouesse de cet évé­ne­ment ré­side dans le mé­lange des genres. La vi­déo sert tant de dé­cors que de lien interactif avec la scène, per­met­tant aux ac­teurs d’en­trer dans le dé­cor, ou de dia­lo­guer avec un per­son­nage qui ap­pa­raît à l’écran. Eton­nant.

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