EJob­ber, l’ap­pli ex­tra pour faire quelques ex­tras

EJob­ber met en re­la­tion ins­tan­ta­né­ment des res­tau­ra­teurs et des tra­vailleurs en re­cherche d’heures

20 Minutes (Toulouse) - - GRAND TOULOUSE - Hé­lène Mé­nal

C’est à peu près aus­si simple que de cap­tu­rer un Po­ké­mon. Mais ça rap­porte da­van­tage. Avec l’ap­pli eJob­ber, ce sont des jobs, des ex­tras plus pré­ci­sé­ment, qu’il s’agit d’at­tra­per à la vo­lée avec son smart­phone. Il suf­fit pour ce­la d’en­trer gra­tui­te­ment son pro­fil : spé­cia­li­té, ex­pé­rience et, sur­tout, les plages de dis­po­ni­bi­li­té.

En­tre­tiens via Skype

De l’autre cô­té de l’écran, il y a un res­tau­ra­teur dont la ser­veuse est ter­ras­sée par la grippe ou le plon­geur vient de se bles­ser. En quelques clics, il peut géo­lo­ca­li­ser les can­di­dats qui cor­res­pondent à son be­soin urgent, les sé­lec­tion­ner et leur en­voyer une no­ti­fi­ca­tion qui com­prend le sa­laire ho­raire. Comme cet ex­tra pro­po­sé ce di­manche à Tou­louse, de 16 h à mi­nuit pour un ta­rif net de 73,71 €. Si tout le monde est d’ac­cord, l’ap­pli « matche » et l’af­faire est conclue. eJob­ber est ti­rée de faits réels. L’ap­pli a été ima­gi­née par Tho­mas Rung et Ré­my Bar­gas, deux an­ciens du Ca­si­no Bar­rière à Tou­louse. L’un a gé­ré des res­tau­rants à Pa­ris et dans la Ville rose, l’autre à Ge­nève et Saint-Tro­pez. Au­tant dire qu’ils s’y connaissen­t en bar­man qui fait faux bond et en coups de fil af­fo­lés aux confrères. « Nous avons vou­lu flui­di­fier tout ça, évi­ter cette perte de temps », confie Ré­my Bar­gas. Si eJob­ber est gra­tuite pour les tra­vailleurs, elle est payante pour les res­tau­ra­teurs, hô­te­liers ou trai­teurs : « 2 € HT quand ça matche ». « Les ab­sences ou les plan­tages, ça ar­rive sou­vent. Et si c’est à 18 heures, il vaut mieux payer 2 € », es­time Ro­main Pec­que­ret, le pa­tron de l’Ali­men­ta­tion (rue Mau­rice-Fon­vielle) qui s’ap­prête à tes­ter l’ap­pli. Pour évi­ter les mau­vais buzz, Tho­mas Rung et Ré­my Bar­gas font pas­ser des en­tre­tiens via Skype pour « la­bel­li­ser » les job­bers qui le sou­haitent. Ces der­niers peuvent aus­si être no­tés par leurs em­ployeurs éphé­mères. Et s’ils s’avisent de po­ser deux la­pins maxi­mum après avoir ac­cep­té le job, leur pro­fil est au­to­ma­ti­que­ment ef­fa­cé de l’ap­pli­ca­tion.

Grâce à la géo­lo­ca­li­sa­tion, il est pos­sible de trou­ver des ex­tras à proxi­mi­té.

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