« Les seuls à nous dé­fendre »

20 Minutes (Toulouse) - - Actualité -

Les ma­ni­fes­ta­tions po­li­cières de­puis lun­di soir ont mis aus­si au jour une cer­taine dé­fiance en­vers les syn­di­cats, ac­cu­sés d’« être te­nus par les par­tis de droite ou de gauche », dé­nonce un bri­ga­dier. Se­lon Ch­ris­tian Mou­han­na, le fait que plus au­cun syn­di­cat im­por­tant ne se re­ven­dique de gauche « est un signe du rai­dis­se­ment vers la droite ». Le por­te­pa­role d’Uni­té SGP-FO, Ni­co­las Comte, évoque, de son cô­té, une si­tua­tion gé­né­ra­li­sée. « Plus au­cun syn­di­cat ne se re­ven­dique d’un par­ti, c’est mal per­çu au­jourd’hui. » Pour au­tant, la mon­tée du vote FN dans les forces de l’ordre est réelle, même si le syn­di­cat proche du par­ti de Ma­rine Le Pen, France Po­lice, re­pré­sente une très faible part de po­li­ciers. « On di­rait qu’au FN, ils sont les seuls à nous dé­fendre, les autres baissent les ef­fec­tifs ou passent plus de temps à nous cri­ti­quer qu’à nous fa­ci­li­ter la tâche », confie un po­li­cier. Le pre­mier dé­bat de la pri­maire de la droite et du centre a d’ailleurs ré­vé­lé les dé­si­rs des can­di­dats de cou­per dans les ef­fec­tifs de la fonc­tion pu­blique. Quant à la ré­ponse de Flo­rian Phi­lip­pot, vice-pré­sident du FN, à Jean-Ch­ris­tophe Cam­ba­dé­lis, elle semble ef­fec­ti­ve­ment ap­puyer les po­li­ciers : « Pas de “patte” mais un sou­tien sans faille, face à un pou­voir qui a ma­ni­fes­te­ment de la haine pour la po­lice. » « Les pro­pos de Cam­ba­dé­lis et du FN par­ti­cipent à la ré­cu­pé­ra­tion po­li­tique qu’ils dé­noncent », ac­cuse Ni­co­las Comte. Les po­li­ciers ne manquent pas de rai­sons pour ma­ni­fes­ter, se­lon Ch­ris­tian Mou­han­na. « Ce­la fait près de qua­rante ans qu’in­ter­ve­nir dans cer­tains quar­tiers est de­ve­nu dan­ge­reux. Ils tentent de pe­ser dans l’élection pour se faire en­tendre. Ce­la a été le cas en 2001, en 2002, en 2012. »

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