L’ex­po­si­tion «As­tro­nautes» en­voie en l’air

20 Minutes (Toulouse) - - GRAND TOULOUSE -

Der­rière le pres­tige d’un sé­jour dans l’es­pace, l’émer­veille­ment des huit le­vers de so­leil quo­ti­diens, se cache un quo­ti­dien plus terre à terre, où se cou­per les ongles re­lève de la ga­geure, sans par­ler de se pré­pa­rer un re­pas in­si­pide ou de se la­ver les dents. C’est pour faire tou­cher du doigt – et par­fois même lit­té­ra­le­ment sen­tir – cette vie en im­pe­san­teur que la Ci­té de l’es­pace a choi­si de consa­crer sa nou­velle ex­po­si­tion aux as­tro­nautes de la Sta­tion spa­tiale in­ter­na­tio­nale (ISS).

Des dé­fis à re­le­ver

« Nous n’avons pas vou­lu la faire sur les as­tro­nautes, mais avec eux », pré­cise Aude Les­ty, la mu­séo­graphe. Par écrans in­ter­po­sés, les vrais as­tro­nautes de l’ISS s’adressent aux vi­si­teurs et leur lancent des dé­fis. Comme eux, ils doivent iden­ti­fier un pays vu de 400 km d’al­ti­tude et sans bous­sole. Comme eux, ils doivent se mettre à trois pour as­pi­rer une ro­gnure d’ongle avant qu’elle ne pro­voque une ava­rie. Pour mettre la tête des cu­rieux « à l’en­vers », la Ci­té n’a évi­dem­ment pas en­vi­sa­gé de les pla­cer vrai­ment en im­pe­san­teur. « Nous avons bri­co­lé pour fa­bri­quer des dis­po­si­tifs et faire lé­vi­ter des ob­jets », ex­plique Xa­vier Pe­not, un des ani­ma­teurs scien­ti­fiques qui se re­laient toute la jour­née dans le « mo­dule de vie » re­cons­ti­tué de la sta­tion. L’ex­po­si­tion, qui sui­vra de près, à par­tir du 16 no­vembre, le sé­jour du Fran­çais Tho­mas Pes­quet dans l’ISS, ré­serve quelques « hap­pe­nings » dans les mois qui viennent.

Une as­tro­naute dans l’ISS.

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