La­ra Croft, d’aven­ture en aven­ture

A l’oc­ca­sion de la sor­tie en salles de « Tomb Raider » ce 14 mars, l’hé­roïne se dé­voile...

20 Minutes (Toulouse) - - Les 10 Essentiels -

Sur les traces d’une icône

La La­ra Croft à l’af­fiche du film Tomb Raider (2018) n’est pas celle du jeu vi­déo sor­ti en 1996. Même à l’époque, il y a plu­sieurs vi­sions der­rière le per­son­nage. Celle de son créa­teur d’abord, To­by Gard et des dé­ve­lop­peurs du stu­dio Core De­si­gn. Pour Alexandre Se­rel, au­teur de L’His­toire de Tomb Raider, ils vou­laient un « per­son­nage fé­mi­nin très

Un mo­dèle fé­mi­nin dans un monde d’hommes

A l’époque du pre­mier jeu, en 1996, « le mi­lieu était très sté­réo­ty­pé avec beau­coup de per­son­nages d’hommes blancs », rap­pelle Alexandre Se­rel. Mettre une femme en avant, c’était sur­tout « pour se dé­mar­quer ». Mais, aux yeux des fans, « le per­son­nage de La­ra Croft est un mo­dèle qui a ins­pi­ré beau­coup de per­sonnes, des créa­teurs comme des cos­players », es­time Ki­lian-Paul Gui­bert, ré­dac­teur pour le fan­site la­rai­der.com. fort. L’ar­ché­type de l’aven­tu­rière so­lide, qui n’a be­soin de per­sonne ». Une idée osée, mar­quée par l’ar­ri­vée de la 3D. Puis le jeu est com­mer­cia­li­sé, et c’est une tout autre image que pré­sente l’édi­teur. « Ils ont ven­du le jeu par l’in­ter­mé­diaire de La­ra Croft et non pas “Tomb Raider”. Ils l’ont trans­for­mée en pin-up », re­grette Alexandre Se­rel. Heu­reu­se­ment, une troi­sième vi­sion a émer­gé, celle des fans, qui « ont fait la part des choses ».

La­ra Croft, star sur tous les écrans

Mo­bile, or­di­na­teur, console ou même ci­né­ma... En vingt-deux ans de car­rière, La­ra Croft a fait des ap­pa­ri­tions sur plus d’un écran. Dé­jà à tra­vers les jeux vi­déo. Au to­tal, la sa­ga compte pas moins de onze titres prin­ci­paux aux­quels viennent s’ajou­ter trois jeux dé­ve­lop­pés uni­que­ment pour por­tables et ta­blettes. Avec les épi­sodes an­nexes et les ex­ten­sions, le to­tal s’élève à dix-neuf sor­ties. Et en­core, sans comp­ter les trois films pro­je­tés en 2001, 2003 et 2018.

Une hé­roïne à plus d’un vi­sage

Le 9 oc­tobre 2012, La­ra Croft de­ve­nait le per­son­nage de jeux vi­déo ayant eu le plus d’égé­ries of­fi­cielles avec dix in­car­na­tions dif­fé­rentes par des man­ne­quins (voir ci-contre). La pra­tique prend fin en 2013, mais des ac­trices ont prê­té leurs traits à la pilleuse de tombe, An­ge­li­na Jo­lie dans les films de 2001 et 2003 et Ali­cia Vi­kan­der en 2018.

Un re­boot « dans l’air du temps »

En 2013, Crys­tal dy­na­mics don­nait une deuxième vie à La­ra Croft, avec un re­boot dont s’ins­pire le film avec Ali­cia Vi­kan­der. « Le jeu de 2013 et ce­lui qui a sui­vi en 2015 nous content la jeu­nesse du per­son­nage, avec une prise en main lar­ge­ment fa­ci­li­tée. Plus dans l’air du temps », es­time le ré­dac­teur du fan­site la­rai­der.com. Pour Alexandre Se­rel, « on passe d’une femme froide et mé­tho­dique, à une jeune adulte qui res­sent plus d’émo­tions. » Un per­son­nage « plus hu­main », et plus « réel », jusque dans ses men­su­ra­tions.

Une his­toire de fa­mille re­com­po­sée

Son père est mort. Ah non, il est vi­vant. C’était un ar­chéo­logue. Ou pas. « Les créa­teurs du jeu étaient dé­ve­lop­peurs, pas scé­na­ristes. Il a fal­lu en­ri­chir une bio­gra­phie, mais c’est chan­geant », s’amuse Alexandre Se­rel. Dans la der­nière ver­sion of­fi­cielle en date, celle du re­boot de 2013, « son père est dé­cé­dé dans des cir­cons­tances as­sez étranges et La­ra part à l’aven­ture pour re­do­rer le bla­son fa­mi­lial ». Quant à sa mère, moins im­por­tante au­jourd’hui, elle est au coeur des jeux de la deuxième moi­tié des an­nées 2000.

La­ra Croft la­ti­na ? Qui l’eut Cruz !

« To­by Gard l’avait ima­gi­née sud-amé­ri­caine », ex­plique l’au­teur de L’His­toire de Tomb Raider. L’hé­roïne de­vait donc s‘ap­pe­ler Lau­ra Cruz. Le pas­sage à La­ra se fait « sans ex­pli­ca­tion ra­tion­nelle », d’après Alexandre Se­rel. En re­vanche, quand les stu­dios Core de­si­gn « ont créé un uni­vers où La­ra est une hé­ri­tière, Cruz ne col­lait plus à l’iden­ti­té du per­son­nage ». Les dé­ve­lop­peurs ont confié à Alexandre Se­rel que le nom Croft ve­nait sans doute de la « Croft house », ad­ja­cente à leurs bu­reaux à l’époque. Mais, sur ce point, pas de cer­ti­tude.

In­dia­na Croft ou La­ra Jones ?

To­by Gard, le pa­pa de la chas­seuse de tombes, ne cache pas qu’In­dia­na Jones fait par­tie de ses sources d’ins­pi­ra­tion. Avant que La­ra ne de­vienne La­ra, « Gard vou­lait faire un jeu en 3D avec un homme dans une py­ra­mide », ex­plique Alexandre Se­rel. « On voit même l’Arche d’al­liance per­due d’In­dia­na Jones dans “Tomb Raider 1” », se rap­pelle Ki­lianPaul Gui­bert. Ce­pen­dant, Alexandre Se­rel, sou­ligne aus­si « une très grosse in­fluence du per­son­nage de co­mic Tank Girl ».

La Sué­doise Ali­cia Vi­kan­der in­carne La­ra Croft dans Tomb Raider.

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