Une ap­pli per­met de re­char­ger sa carte Pas­tel fa­ci­le­ment

La nou­velle ap­pli PASS Ea­sy per­met de re­char­ger son sé­same bleu de­puis son té­lé­phone, où qu’on se trouve

20 Minutes (Toulouse) - - LA UNE - Hé­lène Mé­nal

Ma­ri­lys, une étu­diante pres­sée, vient re­char­ger en coup de vent sa carte Pas­tel à la borne si­tuée à l’en­trée de la sta­tion de mé­tro Ca­pi­tole. Et quand elle ap­prend que c’est peut-être la der­nière fois qu’elle ef­fec­tue cette dé­marche, elle est ra­vie. « Plus la peine de cher­cher un ta­bac ou de faire la queue », se ré­jouit-elle. Tis­séo a en ef­fet lan­cé hier l’ap­pli gra­tuite PASS Ea­sy. « Elle per­met de re­char­ger sa carte Pas­tel de­puis n’im­porte où, de mettre à jour son pro­fil ou ses gra­tui­tés et d’ache­ter toute la gamme des ti­ckets Tis­séo », ex­plique Marc Del Bo­rel­lo, le pré­sident de Tis­séo Voya­geurs. Cette nou­veau­té s’adresse aux quelque 400 000 dé­ten­teurs du sé­same bleu. Elle ar­rive sept mois après l’ap­pli­ca­tion Ti­cket Ea­sy qui per­met à ceux qui n’ont pas la fa­meuse carte de com­pos­ter avec leur té­lé­phone por­table et à la­quelle 27 000 usa­gers se sont dé­jà conver­tis.

Pas bon pour les frau­deurs

« L’en­jeu c’est de fa­ci­li­ter la vie des gens. Je rap­pelle, par exemple, qu’il n’y a pas de borne Tis­séo à la gare de Co­lo­miers [rac­cor­dée au mé­tro par la ligne C] et que le bu­ra­liste le plus proche est à 200 m », sou­ligne JeanMi­chel Lattes, le pré­sident de Tis­séo Col­lec­ti­vi­tés.

Au-de­là de l’as­pect pra­tique, PASS Ea­sy pour­rait même avoir des ver­tus an­ti- fraude. Car beau­coup de res­quilleurs se font contrô­ler avec des cartes Pas­tel va­lides mais pas re­char­gées. Leur prin­ci­pal ar­gu­ment de dé­fense est qu’ils sont pres­sés et qu’ils la re­char­ge­ront à des­ti­na­tion. Mais main­te­nant, plus d’ex­cuse, avec la 4G, on peut même re­char­ger dans le mé­tro.

Le ré­seau de trans­port ur­bain de Tou­louse est le pre­mier de France à dé­ma­té­ria­li­ser ain­si sa billé­tique. Estce à dire qu’à terme les bornes et les agences vont dis­pa­raître ? « Ce n’est pas l’en­jeu. Mais on sait que toutes les évo­lu­tions tech­niques en­traînent des évo­lu­tions so­cié­tales », ré­pond Jean-Mi­chel Lattes. Il fau­drait alors convaincre les der­niers ré­frac­taires. « Moi j’aime mar­cher pour al­ler à la borne, confie une mère de fa­mille ve­nue re­char­ger la carte de son jeune fils. J’adore aus­si les ca­bines té­lé­pho­niques ! »

Il y a 400 000 usa­gers dé­ten­teurs de la carte Pas­tel à Tou­louse.

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