A Nantes (3-2), Pa­ris n’était tou­jours pas de la fête

Foot­ball Di­mi­nués, les Pa­ri­siens ont per­du à Nantes (3-2) et ne sont pas en­core sa­crés cham­pions

20 Minutes (Toulouse) - - LA UNE - A Nantes, Da­vid Phelippeau

Pour le titre, il fau­dra en­core re­pas­ser. Bat­tus par Nantes (3-2) mer­cre­di, les Pa­ri­siens ne sont tou­jours pas par­ve­nus à fi­nir le tra­vail. La­mi­né à Lille (5-1) di­manche, Pa­ris a bu la tasse à la Beau­joire. Seule bonne nou­velle : c’est de­vant ses sup­por­ters, di­manche face à Monaco, que le club de la ca­pi­tale pour­ra fê­ter un éven­tuel titre. V Les ab­sences pèsent lourd. Le PSG était pri­vé de Mbap­pé, Ca­va­ni, Ney­mar, Di Ma­ria, Mar­quin­hos, Meu­nier, Thia­go Sil­va, Ver­rat­ti et Ber­nat. Soit dix ti­tu­laires in­dis­cu­tables. Tho­mas Tuchel, sus­pen­du, avait cou­ché seule­ment 16 noms sur la feuille de match, avec un banc des rem­pla­çants très in­ex­pé­ri­men­té. «Nous, on s’en fiche de quels joueurs étaient en face de nous, ex­pli­quait le Nan­tais Valentin Ron­gier après la ren­contre. Battre le PSG, c’est un ex­ploit, même si leurs stars n’étaient pas là. » Seule étin­celle pa­ri­sienne, le deuxième but en fin de match, si­gné Mé­té­han Gu­clu, pour sa pre­mière ren­contre en Ligue 1. V Pas un pour rat­tra­per l’autre. Si on ne de­vait sau­ver qu’un Pa­ri­sien du nau­frage, on met­trait Da­ni Alves. Sur­tout parce que le Bré­si­lien a mis le PSG sur la voie du suc­cès, grâce à un ma­gni­fique tir dans la lu­carne de Du­pé (19e, 0-1). Pour qua­si­ment tous les autres, c’est un zé­ro poin­té. Der­rière, la char­nière Keh­rer-Kim­pembe a été souf­fre­teuse tout le match face à la vi­tesse de Wa­ris et Cou­li­ba­ly. Et sur les coups de pied ar­rê­tés, comme Lille, Nantes s’est ré­ga­lé, comme en at­testent les deux buts ins­crits par Die­go Carlos sur cor­ner (22e et 51e). « On peut perdre, on peut faire des erreurs, on va tou­jours dé­fendre les joueurs si on a l’im­pres­sion qu’ils jouent avec une grande men­ta­li­té, et avec faim, in­di­quait Tuchel. Mais au­jourd’hui, ce n’est pas pos­sible. » V Une fin de sai­son à l’ago­nie pour Pa­ris. Pe­tite de­vi­nette. De­puis quand le PSG n’avait-il pas per­du deux matchs d’af­fi­lée en Ligue 1 ? C’était il y a plus de sept ans, en no­vembre 2011, quand le club était en­traî­né par An­toine Kom­boua­ré. Les hommes de Tho­mas Tuchel semblent avoir com­plè­te­ment per­du le fil de leur sai­son. L’at­ti­tude de cette équipe bis a fait peur à voir. Sans la ca­rotte de la Ligue des cham­pions, beau­coup de joueurs semblent dé­mo­bi­li­sés. Il ne leur reste plus qu’une fi­nale de Coupe de France à jouer (le 27 avril contre Rennes) et un titre de cham­pion à dé­fi­ni­ti­ve­ment va­li­der. « Si on joue pour le PSG, on doit avoir la men­ta­li­té chaque jour et à chaque match, n’a pas man­qué de rap­pe­ler Tuchel. C’est ab­so­lu­ment né­ces­saire de mon­trer cette mo­ti­va­tion in­té­rieure. »

« On peut perdre, faire des erreurs. (…) Mais, au­jourd’hui, ce n’était pas pos­sible. » Tho­mas Tuchel, coach du PSG

Dia­by et les Pa­ri­siens ont été bou­gés par les Nan­tais à la Beau­joire.

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