L’ac­trice de « Game of Th­rones » veut chan­ger d’uni­vers

La co­mé­dienne bri­tan­nique, qui in­carne San­sa Stark dans «Game of Th­rones», est ve­nue pré­sen­ter l’in­té­grale de la sé­rie en Nor­man­die

20 Minutes (Toulouse) - - LA UNE - De notre en­voyée spé­ciale à Deau­ville, Ca­ro­line Vié

So­phie Tur­ner vit dans la peur. Ni le prix du Nou­vel Hol­ly­wood du Fes­ti­val du ci­né­ma amé­ri­cain de Deau­ville (Cal­va­dos), qu’elle a re­çu sa­me­di, ni sa no­mi­na­tion aux Em­my Awards pour la hui­tième sai­son de « Game of Th­rones » ne la ras­surent. « Je sup­pose que cette an­goisse est in­hé­rente au mé­tier de co­mé­dienne, re­con­naît-elle au­près de 20 Mi­nutes. On a tou­jours peur de ne pas trou­ver de bou­lot et 2019 a été une an­née d’adieux pour moi. C’est à la fois li­bé­ra­teur et flip­pant. » L’ac­trice an­glaise de 23 ans a dit au re­voir à son per­son­nage de San­sa Stark avec la fin de « Game of Th­rones » et à ce­lui de Phoe­nix dans « X-men ».

So­phie Tur­ner n’avait que 15 ans quand elle a com­men­cé la sé­rie de HBO : « J’étais to­ta­le­ment in­ex­pé­ri­men­tée et croyais alors qu’il suf­fi­sait d’ap­prendre mon texte pour être ac­trice. De­puis, j’ai beau­coup mû­ri. » Elle a aus­si peur que le rôle de San­sa Stark lui colle un peu trop à la peau. « Je ne veux pas qu’on parle de moi comme de la fille qui joue dans “GOT”, in­siste-t-elle. Il faut que je m’im­pose dans des études éloi­gnées de l’uni­vers de la sé­rie. » Hea­vy, thril­ler de Jou­ri Smit pro­je­té à Deau­ville, per­met au pu­blic de la dé­cou­vrir dans un autre re­gistre, en jun­kie amou­reuse re­pen­tie d’un dea­ler. L’aven­ture “GOT” se pour­suit au fes­ti­val de Deau­ville (qui se tient jus­qu’au 15 sep­tembre) pour So­phie Tur­ner, où l’in­té­grale de la sé­rie est pro­je­tée au rythme d’une sai­son par jour. « Je trouve ça dé­ment et gé­nial à la fois, car le vrai jeu se­ra de sa­voir si les spec­ta­teurs vont te­nir jus­qu’au bout, ra­conte-t-elle. Je pense que j’en se­rais in­ca­pable. » Pour sa part, l’ac­trice n’a pas en­core vu les der­niers épi­sodes, mais elle a été bou­le­ver­sée par le scé­na­rio de la fin. « Je tiens quand même à dire que j’au­rais ai­mé que les fans ne se dé­chaînent pas à ce point sur l’équipe, un peu de res­pect pour notre tra­vail au­rait été ap­pré­ciable. Nous avons vrai­ment bos­sé comme des dingues. Il y a eu du sang et des larmes sur le tour­nage de “Game of Th­rones”. »

Pour cal­mer ses in­quié­tudes sur son ave­nir pro­fes­sion­nel, la jeune femme a re­pris des études en cri­mi­no­lo­gie. « C’est tou­jours bon de pré­voir une porte de sor­tie si on n’a pas de bou­lot, af­firme-t-elle. J’avais en­vi­sa­gé de me mettre à écrire, mais j’ai lâ­ché l’af­faire après avoir ache­té des mé­thodes pour ap­prendre, car je ne suis vrai­ment pas douée ! » Per­sonne ne pour­ra ac­cu­ser So­phie Tur­ner d’avoir la grosse tête, mais on lui sou­haite de tout coeur de re­ce­voir un em­my, his­toire qu’elle se sente un peu ras­su­rée.

«J’au­rais ai­mé que les fans ne se dé­chaînent pas à ce point sur l’équipe.»

L’ac­trice a re­çu le prix du Nou­vel Hol­ly­wood, sa­me­di à Deau­ville.

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