La nos­tal­gie, c’est plus fort que toi

L’édi­teur ja­po­nais Se­ga va sor­tir une ver­sion mi­ni of­fi­cielle de sa console Me­ga Drive, le 4 oc­tobre

20 Minutes (Toulouse) - - CULTURE - Vincent Ju­lé

Après la NES, la Su­per Nin­ten­do ou la Plays­ta­tion, c’est au tour de la Me­ga Drive d’avoir sa console mi­ni of­fi­cielle, à par­tir du 4 oc­tobre. Le ré­tro­ga­ming n’a certes pas at­ten­du ces ma­chines pour per­mettre aux ama­teurs de jouer aux clas­siques du jeu vi­déo, avec la ré­tro­com­pa­ti­bi­li­té, des consoles ré­tro plus ou moins of­fi­cielles, sans ou­blier les ému­la­teurs. Mais les 3,6 mil­lions de NES Clas­sic Edi­tion ven­dues ne sont pas pas­sées in­aper­çues, un suc­cès confir­mé avec les 5 mil­lions d’exem­plaires de la Su­per Nin­ten­do Mi­ni. La Me­ga Drive Mi­ni, qui se­ra pro­po­sée à 79,99 €, com­pren­dra deux ma­nettes et 42 jeux, soit deux fois plus que la Su­per Nin­ten­do Mi­ni ou la Plays­ta­tion Clas­sic, mais moins que les 85 de la Me­ga Drive Fla­sh­back HD dé­ve­lop­pée par At­games, dont beau­coup de titres étaient ce­pen­dant in­jouables. La console made in Se­ga in­tègre les clas­siques «So­nic», «Streets of Rage», « Ec­co the Dol­phin » ou « Quack­shot ». On ne peut que consta­ter l’ab­sence d’«alad­din», peut-être le chef-d’oeuvre

«La Me­ga Drive Mi­ni vise le grand pu­blic.» Julien El Rab, chef de pro­duit Koch Me­dia

sur cette console. « Cer­tains titres, comme les jeux Dis­ney, de­mandent des né­go­cia­tions, com­mente Julien El Rab, chef de pro­duit chez Koch Me­dia, dis­tri­bu­teur des jeux Se­ga. Des ac­cords peuvent être trou­vés, comme sur les jeux “Mi­ckey”, mais ce n’est pas tou­jours le cas. »

Si vous avez gar­dé votre jeu ori­gi­nal « Alad­din », ce­lui-ci se­ra mal­heu­reu­se­ment inu­tile : les consoles mi­ni n’ac­cueillent pas de car­touche. « C’est une ques­tion d’ap­proche, et de coût, pré­cise le chef de pro­duit chez Koch Me­dia. Dans le mar­ché ré­tro, il existe une so­cié­té de Seat­tle, Ana­logue, qui fait du “re­verse en­gi­nee­ring”. Ils imitent le com­por­te­ment de la console d’époque pour re­jouer dans les meilleures condi­tions pos­sibles. Ils ont ain­si sor­ti la NES, la Su­per Nin­ten­do, la Me­ga Drive, mais elles coûtent presque 200 €, sans les jeux. C’est pour une cible de pu­ristes, alors que la Me­ga Drive Mi­ni vise le grand pu­blic. »

Cer­taines consoles mi­ni ne quittent d’ailleurs ja­mais leur em­bal­lage, ou re­joignent l’éta­gère après une par­tie de So­nic ou de Ma­rio. Elles sont aus­si des ob­jets de col­lec­tion, de nos­tal­gie, et l’in­dus­trie ne s’y trompe pas, avec par exemple la Neo Geo Mi­ni et son look de borne d’ar­cade.

La console se­ra pro­po­sée à 79,99 € avec deux ma­nettes et 42 jeux.

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