Les ré­seaux so­ciaux, c’est du bou­lot

Pour at­ti­rer clients et em­ployeurs, il faut soi­gner son pro­fil

20 Minutes (Toulouse) - - FORMATION - Ju­liette Des­mon­ceaux

Pour en­tre­te­nir des contacts pro­fes­sion­nels, dé­cro­cher un en­tre­tien d’em­bauche ou in­té­res­ser de nou­veaux clients, les ré­seaux so­ciaux sont de­ve­nus qua­si­ment in­con­tour­nables. En­core faut-il en faire bon usage. Se­lon le ba­ro­mètre 2019 Sour­cing cadres de l’apec, 53% des em­ployeurs ont uti­li­sé les ré­seaux so­ciaux pour dé­ni­cher des can­di­dats pour un poste de cadre. Mieux vaut donc soi­gner ses pro­fils sur les dif­fé­rents ré­seaux so­ciaux et sa­voir mettre en avant ses qua­li­tés.

Lin­ke­din, le ré­seau de ré­fé­rence. Res­pon­sable en com­mu­ni­ca­tion, Ophé­lie Ba­guet a cher­ché son pre­mier stage il y a sept ans sur Lin­ke­din. « J’y ai trou­vé tous mes bou­lots », as­su­ret-elle. Avec 16 mil­lions d’ins­crits en France en 2019, Lin­ke­din est le ré­seau de ré­fé­rence pour mettre en avant ses com­pé­tences sur In­ter­net. «C’est là que les di­rec­teurs de res­sources hu­maines chassent les fu­turs em­ployés », confirme Au­rore Sun, di­rec­trice de l’agence de mar­ke­ting per­son­nel My Sun­ny Brand. Avant de rem­plir son pro­fil, il est cru­cial de com­men­cer par

« se de­man­der quelles sont ses forces », af­firme-t-elle. Ophé­lie Ba­guet a ain­si choi­si de mettre son CV en an­glais pour va­lo­ri­ser ses voyages réa­li­sés en Aus­tra­lie et aux Etatsu­nis. Mais pas la peine d’être ex­haus­tif, se­lon Au­rore Sun. « Si on est un cadre ex­pé­ri­men­té, plus la peine d’in­di­quer le stage fait il y a dix ans », dé­taille-t-elle. Ins­ta­gram pour les mé­tiers vi­suels. Des pho­tos de ma­ca­rons en vi­trine ou une ai­guille de ta­touage en gros plan. Pour les mé­tiers vi­suels, Ins­ta­gram est le mé­dia idéal. «En deux se­condes, un in­ter­naute voit mes pro­duits et si ça lui parle, il me passe com­mande. Je n’ai même pas be­soin de le convaincre », ra­conte Hor­tense Mon­tar­nal, cé­ra­miste ins­crite de­puis cinq ans. Au­jourd’hui, elle compte plus de 11 000 abon­nés, mais la route a été longue.

« Au dé­but, je pos­tais des pho­tos pas ré­flé­chies », re­con­naît-elle.

Peu à peu, elle trouve une iden­ti­té vi­suelle et choi­sit de ci­bler les res­tau­rants, ce qui lui per­met de dé­col­ler. Mais en­tre­te­nir son compte est exi­geant. « Il faut va­rier entre les pho­tos, les vi­déos et les sto­ries et être très pré­sent », as­sure Au­rore Sun. In­fluen­ceur sur Twit­ter. For­te­ment re­lié à l’ac­tua­li­té, Twit­ter reste pour sa part can­ton­né au mi­lieu po­li­tique, jour­na­lis­tique ou as­so­cia­tif. Pour s’y faire sa place, mieux vaut réus­sir à « créer de l’en­ga­ge­ment ». Pour ce­la, «il faut de­ve­nir in­fluen­ceur et par­ta­ger des in­for­ma­tions », ex­plique l’ex­perte en per­so­nal bran­ding. Quitte à par­fois par­ta­ger un peu de soi, mais de fa­çon maî­tri­sée. « Un de mes clients écri­vait des livres et au­cun de ses col­lègues ne le sa­vait », évoque Au­rore Sun. Pour­tant, ce genre de dé­tails est un moyen de « créer de l’émo­tion », se­lon elle. Une fa­çon de don­ner à un re­cru­teur l’en­vie de vous suivre et donc de se dé­mar­quer de vos concur­rents.

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